Soins palliatifs: le parent pauvre de la médecine

Grâce aux soins offerts par le CSSS du... (PHOTO Robert Skinner, La Presse)

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Grâce aux soins offerts par le CSSS du Sud-Ouest-Verdun, Marielle Painchaud a pu vivre ses derniers moments chez elle, en compagnie de son mari, Richard Lavigne.

PHOTO Robert Skinner, La Presse

Côtoyer la mort jour après jour n'est pas une chose facile. Peu de médecins sont à l'aise avec les soins palliatifs à domicile. Mais en plus des difficultés de cette pratique, divers obstacles nuisent à son développement.

«Les soins palliatifs à domicile, c'est le parent pauvre en médecine actuellement. La rémunération n'est pas au rendez-vous. On espérait régler cette question avec le gouvernement au printemps dernier. On attend toujours», affirme le Dr Louis Godin, président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec.

Selon lui, les médecins offrant des soins palliatifs à domicile «n'ont pas eu les augmentations qu'ils auraient dû avoir». «La rémunération est peu intéressante et les négociations ne vont pas assez vite là-dessus», dit-il.

Au cabinet du ministre de la Santé, Réjean Hébert, on n'a pas voulu dire si la question sera réglée sous peu ou non.

La Dre Geneviève Dechêne, du CSSS du Sud-Ouest-Verdun, aimerait que les soins palliatifs à domicile deviennent une activité médicale particulière, comme le sont les heures de travail à l'hôpital. «Mieux rémunérer cette pratique est l'une des meilleures façons d'attirer les jeunes médecins», estime-t-elle.

Guérir rarement, soulager toujours

En plus des contraintes financières, la pratique des soins palliatifs à domicile ne convient pas à tout le monde. «C'est une autre philosophie. On ne peut plus "guérir". Il faut soulager», résume le Dr Robert Marchand, du CSSS du Sud-Ouest-Verdun.

Infirmière en soins palliatifs à domicile, Diane Normandin reconnaît que sa clientèle n'est pas toujours facile à suivre. «Il y a une rapidité dans l'évolution de l'état des patients. C'est imprévisible. Il faut être disponible. Mais en même temps, on est vraiment choyé par les patients», dit-elle.

«On pleure souvent. Mais ce n'est pas toujours triste! témoigne la Dre Dechêne. Il y a une intensité et une vérité dans les derniers moments de vie de nos patients, et c'est exceptionnel. Quand un patient meurt après avoir eu le temps de régler ses conflits, de parler à ses proches, quand il part en paix... J'ai un frisson. Un immense sentiment de fierté.»




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