Piégée par une enquêteuse du Collège des médecins, une femme a reconnu sa culpabilité à des accusations de pratique illégale de la médecine, au palais de justice de Longueuil, aujourd'hui. Marie-Lise Tardif, qui n'est pas inscrite au tableau du Collège des médecins, proposait à ses patients de «visionner le sang vivant», une pratique qui gagne en popularité et qui inquiète les professionnels de la santé.

Annabelle Blais LA PRESSE

À la suite d'une plainte du public, l'enquêteuse du Collège s'est présentée au commerce de Mme Tardif qui se disait naturothérapeute. L'enquêteuse a alors été invitée à remplir un questionnaire médical. Mme Tardif lui a ensuite prélevé des gouttes de sang de son doigt qu'elle a déposé sur une lamelle avant de les observer à l'aide d'un microscope relié à l'écran d'un ordinateur.

Mme Tardif a conclu que la paroi des globules rouges était trop mince et qu'elle laissait passer la lumière. Elle a dit à sa cliente avoir aperçu des filaments noirs dans son plasma de même que des cristaux d'acide urique et de levure. Mme Tardif a précisé à la cliente/enquêteuse de ne pas s'alarmer, puisqu'elle était en mesure de l'aider.

Le Collège lui reproche d'avoir agi de manière « à donner lieu de croire qu'elle était autorisée à exercer la médecine ».

Mme Tardif devra s'acquitter d'une amende de 5000$ en plus de frais de 1276 $.