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Proaction: le ministre Hébert demande une enquête

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«Je n'avais pas été mis au courant de ce projet d'informatisation, a expliqué le ministre de la Santé à La Presse, visiblement irrité.

PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE

Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, entend demander au service du développement des technologies de l'information en santé au Québec d'enquêter sur le contrat attribué de gré à gré à la controversée firme Proaction pour informatiser les soins à domicile. Sans aller jusqu'à demander un moratoire sur la méthode de minutage des actes, il rappelle encore à l'ordre les centres de santé et de services sociaux (CSSS) en leur demandant de procéder par appel d'offres et de consulter les employés dans le cadre de leurs processus d'optimisation.

Précision: Dans un texte paru dans le 6 mars dernier, nous avons écrit que la société Worximity Technologie travaille dans le domaine de la transformation alimentaire et dans le domaine de la mise en relation en transfert d'entreprises. Or, cette entreprise travaille plutôt dans le domaine des services informatiques et dans le développement de logiciels de gestion dans le milieu manufacturier. De plus, M. Jean-Philippe Laforge n'est plus actionnaire de la société Worximity Technologie et n'en est plus administrateur depuis le 1er février dernier. Enfin, contrairement à ce que nous avons pu laisser entendre dans le texte, il n'existe aucun lien entre Worximity Technologie ou M. Yannick Desmarais et M. Tony Accurso. Nos excuses.

Précision: Mme Lacroix n'est pas administratrice des sociétés mentionnées dans cet article et n'y a jamais eu de rôle actif. Nos excuses.

«Je n'avais pas été mis au courant de ce projet d'informatisation, a-t-il expliqué à La Presse, visiblement irrité. On se serait attendu à plus de rigueur de la part du CSSS de Bordeaux-Cartierville-Saint-Laurent, d'autant plus qu'on a un service gouvernemental pour développer les technologies de l'information en santé. Actuellement, on ne connaît rien de ce système informatique.»

Comme l'a révélé mercredi La Presse, la firme Proaction a étendu ses tentacules en santé en décrochant un contrat pour mettre au point un logiciel dont le coût de conception est évalué à 50 000 $. Comme la firme ne possède pas l'expertise nécessaire, elle a confié la création du logiciel à la firme Worximity Technologies inc., qui se spécialisait jusqu'à tout récemment dans la transformation alimentaire et qui n'avait jamais travaillé en santé. Selon les termes du contrat obtenu par La Presse, le logiciel doit demeurer propriété de Proaction; le directeur du CSSS de Bordeaux s'est engagé à réaliser une vidéo promotionnelle en retour. D'autres CSSS seraient intéressés, dont Cavendish et Jeanne-Mance.

Enquête et moratoire

Les syndicats qui représentent le personnel en soins à domicile demandent maintenant au ministre de la Santé d'imposer un moratoire tant sur la méthode dite «Lean» de Proaction que sur l'implantation du fameux logiciel. «Il faut un arrêt sur l'image, estime Régine Laurent, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ). Il faut interpeller le ministre. Je peux comprendre qu'il y a une juridiction locale, mais ce sont des deniers publics. Le ministre est censé donner les grandes orientations. J'ai envie de lui demander s'il n'a pas peur des dérapages.»

Nadine Lambert, de la Fédération de la santé et des services sociaux (CSN), demande aussi au ministre Hébert des actions concrètes. Elle se demande aussi comment les CSSS ont pu mettre ainsi en place des liens de «proximité avec le privé». «De véritables experts en santé n'ont pas été consultés pour élaborer ce logiciel. Il s'agit de données personnelles cliniques. Il y a des obligations légales derrière l'informatisation.»

Proaction

La direction de Proaction, qui n'a pas répondu à des demandes d'entrevue, a publié un communiqué, mercredi. Elle ne parle pas de son implantation informatique, mais précise «qu'en aucun temps elle n'a eu de relations d'affaires ou de contacts avec Mme Josée Lacroix ainsi qu'avec M. Tony Accurso». À ce sujet, La Presse a expliqué mercredi qu'un administrateur derrière la firme Worximity, qui a reçu le mandat de concevoir le logiciel pour le compte de Proaction, est aussi administrateur (Josée Lacroix) d'entreprises appartenant à Tony Accurso, dont Louisbourg Construction.




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