Le Québec «attend des signaux de M. Obama» quant à ses demandes maintes fois exprimées sur la reconnaissance du caractère renouvelable de l'hydroélectricité, une donnée importante dans l'évaluation de la contribution du Québec à la lutte contre les gaz à effet de serre.

Denis Lessard LA PRESSE

À la veille du passage à Ottawa du nouveau président américain, le premier ministre du Québec, Jean Charest, a tenu à réitérer ces attentes, hier à l'entrée de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres.

 

Depuis cinq ans, ces attentes sont souvent réitérées aux gouverneurs des États du Nord-Est.

Les lois américaines ne reconnaissant pas l'hydroélectricité comme une énergie renouvelable, l'avantage pour les entreprises américaines de se tourner vers l'électricité québécoise plutôt que celle produite par des centrales nucléaires ou thermiques au charbon en est considérablement réduit.

Une telle reconnaissance favoriserait énormément la vente d'électricité du Québec vers nos voisins du Sud, observe M. Charest.

«Pour nous, l'environnement est une question importante. On a une crise économique devant nous, mais il y a aussi une crise environnementale qui se passe actuellement. On attend des signes de ce nouveau gouvernement américain», a insisté M. Charest.