Les représentants des mesures d'urgences au Manitoba travaillent sans relâche pour se préparer à l'éventualité d'inondations importantes dans la province occasionnées par des embâcles et la crue de la rivière Rouge.

Chinta Puxley LA PRESSE CANADIENNE

Le ministre des Mesures d'urgences du Manitoba, Steve Ashton, a affirmé que la province voulait à tout prix éviter d'autres inondations terrestres causés par des égouts bouchés et la crue des eaux en provenance du sud.

Des embâcles de glaces ont affecté un secteur au nord de Winnipeg plus tôt cette semaine et pourraient causer d'autres inondations.

Mais selon le ministre Steve Ashton, la province aurait appris de ses erreurs lors des inondations «du siècle» survenues en 1997 et continuera de travailler sans arrêt au cours des prochaines semaines pour empêcher qu'un scénario semblable se reproduise.

La menace pèse cependant moins lourd au Manitoba, même si la rivière Rouge semble vouloir monter à des niveaux records de l'autre côté de la frontière, au Dakota du Nord.

Un météorologiste de la province, Alf Warkentin, a indiqué que les chances que les niveaux des eaux montent aussi hauts qu'en 1997 se situent bien en-deçà de 10 pour cent.

«Ne soyez pas trop alarmés par les nouvelles que vous entendez de Fargo», a affirmé M. Warkentin. Des centaines d'habitants de la ville de Fargo, au Dakota du Nord, ont été évacués vendredi en raison de la crue de la rivière Rouge.

Plusieurs centaines de bénévoles continuaient samedi à empiler des sacs de sable près des maisons dans certaines secteurs au nord de Winnipeg à proximité de la rivière Rouge.

Plus tôt cette semaine, une accumulation de glace proche du quartier de Lockport à Winnipeg a mené à l'évacuation de 40 maisons. Mais les autorités ont levé l'ordre d'évacuation vendredi.

Le Manitoba a dépensé 790 millions $ depuis 1997 pour améliorer le réseau de canaux de dérivation des crues et pour protéger les maisons, les fermes et les commerces contre les risques d'inondations dans la vallée de la rivière Rouge.

Ces investissements feraient en sorte que la province serait en meilleure position que ses voisins du sud pour faire face aux inondations, a affirmé le premier ministre du Manitoba, Gary Doer.