Hassan Diab, ce professeur de sociologie d'Ottawa soupçonné d'avoir participé à l'attentat de la rue Copernic qui a fait quatre morts et une quarantaine de blessés à Paris en 1980, s'est dit prêt jeudi à respecter des conditions très sévères, incluant le port d'un bracelet électronique, pour recouvrer le plus rapidement possible sa liberté.

Karine Fortin LA PRESSE CANADIENNE

M. Diab a été arrêté le 13 novembre dernier après plusieurs mois de surveillance policière intensive au cours desquels il a été suivi régulièrement par des voitures banalisées de la Gendarmerie royale du Canada. Il est incarcéré depuis ce temps et doit demeurer à l'écart des autres détenus puisqu'il a reçu des menaces.

Au deuxième jour de l'audience sur sa libération conditionnelle, le Canadien d'origine libanaise a assuré qu'il était prêt à rester dans la région de la capitale nationale, à se rapporter régulièrement à la police, à respecter un couvre-feu et même à porter un bracelet électronique permettant à la police de suivre tous ses déplacements, si c'est le prix à payer pour rentrer chez lui.

Ce professeur à temps partiel, âgé de 55 ans, espère reprendre son travail à l'université Carleton d'Ottawa dès le mois de mai, s'il obtient gain de cause.

L'audience sur sa remise en liberté se poursuivra vraisemblablement pendant quelques jours encore.

Hassan Diab reviendra ensuite en cour pour contester la demande d'extradition des autorités françaises, qui affirment entre autres qu'il faisait partie du Front populaire de libération de la Palestine - Opérations spéciales (FPLP-OS) et qu'il a joué à ce titre un rôle de premier plan dans l'organisation de l'attaque meurtrière contre une synagogue.

M. Diab nie tout et affirme qu'il y a erreur sur la personne. Il bénéficie du soutien de plusieurs anciens collègues ainsi que de Monia Mazig, épouse de Maher Arar et ancienne candidate pour le Nouveau Parti démocratique.