(Ottawa) Les conservateurs fédéraux réclament une grande réduction de dépenses publiques dans le prochain budget afin, disent-ils, de remettre l’économie sur pied et de créer des emplois.

La Presse canadienne

Selon eux, les dépenses incontrôlées des libéraux ont vidé les caisses au moment où les crises nationales sont venues alourdir le fardeau sur les épaules de la trésorerie.

Le porte-parole du parti en matière de finances, Pierre Poilievre, soutient que l’économie se portait déjà mal avant même que le nouveau coronavirus appelé COVID-19 et les barrages ferroviaires viennent menacer sa croissance.

« Justin Trudeau a gaspillé une bonne occasion. Il aurait profité de la stabilité et la prospérité mondiales pour réduire la dette. Il aurait dû se préparer en vue du mauvais temps. Au lieu, il a vidé les coffres, a-t-il déclaré. Nous avions exhorté le gouvernement à profiter de la conjoncture économique favorable pour réduire la dette, réaliser des surplus et se préparer à l’inévitable crise qui s’en vient. »

Il a soutenu que l’économie est actuellement faible et vulnérable à cause des libéraux.

Le ministre des Finances Bill Morneau a affirmé que le gouvernement avait une marge de manœuvre fiscale pour aider les entreprises à relever les défis créés par la propagation du COVID-19.

Il a ajouté que le prochain budget du gouvernement tiendra compte des enjeux liés à crise tout en tentant de réduire le poids de la dette sur l’économie nationale.

M. Poilievre croit que le gouvernement libéral a déjà perdu son coussin fiscal en raison des dizaines de milliards de dollars de déficits budgétaires accumulés depuis 2015.

« Les conservateurs ont un plan pour éliminer le gaspillage, limiter les dépenses gouvernementales et remettre notre économie sur pied pour que les Canadiens puissent retourner travailler. »

Ils disent proposer un plan raisonnable pour éliminer progressivement le déficit, offrir des réductions d’impôt aux travailleurs et aux entrepreneurs et mettre fin aux subventions pour des entreprises comme Bombardier, Loblaws et Mastercard.

Poilievre a souligné qu’un gouvernement conservateur « ira chercher de l’argent dans son propre portefeuille au lieu de refiler les futures factures aux contribuables et aux prochaines générations ».

Parmi les autres propositions conservatrices :

— Une règle du deux pour un afin d’éliminer la paperasserie ;

— l’abolition du « test hypothécaire » pour les propriétaires voulant renouveler leur hypothèque ;

— l’annulation de la taxe prévue de 10 % pour l’achat de bateau, de véhicule ou d’avion dont le prix dépasse les 100 000 $ ;

— une exonération du gain en capital pour les dons à des organisations caritatives.