C’est au tour des bureaux de vote de se déconfiner. Québec lève officiellement la suspension des élections partielles, ce qui permettra aux municipalités de procéder à un scrutin à partir du 4 octobre prochain. Un protocole sanitaire sera d’ici là établi pour limiter les risques de transmission de la COVID-19.

Henri Ouellette-Vézina
Henri Ouellette-Vézina La Presse

« C’est une étape importante pour favoriser la participation des citoyennes et des citoyens à la démocratie municipale », s’est réjouie jeudi la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, par voie de communiqué.

Certaines villes avaient imploré la ministre d’autoriser la tenue d’élections partielles. C’est le cas de Vaudreuil-sur-le-Lac, dont l’élu Denis Morin a annoncé son départ définitif de la vie politique pour des raisons de santé, faisant en sorte que le conseil municipal n’avait plus le quorum.

Une élection devait se tenir le 29 mars dernier dans cette petite localité située en Montérégie. Reporté une première fois à la fin avril, puis à la fin juin, le scrutin pourra donc finalement se tenir cet automne, au grand plaisir du candidat au poste de maire, Philip Lapalme, qui l'avait réclamé haut et fort dans les médias locaux au cours des derniers jours.

Les citoyens devraient aussi être appelés aux urnes à Sainte-Clotilde, où quatre conseillers ont récemment remis leur démission en bloc, quelques minutes avant la tenue d'un conseil municipal, en soutenant que leur liberté de parole et leur impact dans le processus décisionnel étaient minimisés.

La santé, d'abord, dit Québec

Au cabinet d’Andrée Laforest, on explique que la santé des électeurs et du personnel était la priorité absolue, coûte que coûte, et qu'elle le demeurera toujours. « Le décret qui suspendait ces élections était initialement jusqu’au 7 août. C’est la santé publique qui vient de nous donner le feu vert », indique son porte-parole, Maxime Roy.

Ce dernier ajoute que le ministère travaille actuellement avec le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) pour établir des règles sanitaires précises. « On doit déterminer comment on va orchestrer les besoins particuliers », soutient M. Roy, citant entre autres le port du masque obligatoire dans les lieux publics fermés, la distanciation sociale et le lavage des mains.

« Je suis convaincue que nous pourrons compter sur la collaboration des présidents d’élections, du personnel et des personnes qui exerceront leur droit de vote le 4 octobre afin que le processus se déroule dans le respect des consignes de la Santé publique », indique la ministre Laforest à ce sujet.

Elle invite par ailleurs toute municipalité « comptant un ou plusieurs postes vacants » à aviser une direction régionale du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation dès que possible, afin de préparer le plan de match pour cet automne.