(Burnaby) Les dirigeants de corps policiers en Colombie-Britannique tentaient lundi de rassurer la population après qu’une guerre de gangs a fait deux morts, en fin de semaine, en plus de blesser un citoyen innocent, lors de deux fusillades distinctes.

La Presse Canadienne

On a recensé 10 fusillades dans la région métropolitaine de Vancouver au cours des dernières semaines, plusieurs en plein jour et deux dans des stationnements de centres commerciaux remplis de véhicules — et de consommateurs.

« La police ne ménagera aucun effort pour traduire ces personnes en justice », a déclaré lundi Dwayne McDonald, commissaire adjoint de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), lors d’une conférence de presse conjointe avec d’autres services de police de la région.

Ahmed Tahir a été accusé de meurtre au premier degré pour la fusillade survenue samedi à Burnaby, qui a fait un mort. Toni Dalipi, âgé de 19 ans, est mort à l’hôpital des suites de ses blessures.

Un citoyen innocent a aussi été blessé au cours de cette fusillade, mais il devrait se rétablir, ont indiqué les autorités lundi. « Cet individu est une victime innocente et il appert qu’il se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment », a déclaré Dave Chauhan, l’officier responsable à la GRC de l’Équipe intégrée d’enquête sur les homicides.

Guerre de gangs

Les policiers ont également identifié la victime de la fusillade survenue dimanche devant l’aéroport de Vancouver : il s’agit de Karman Grewal, âgé de 28 ans. Une poursuite policière contre un véhicule suspect s’est par la suite terminée lorsqu’un occupant a tiré sur l’automobile de patrouille.

La police lie ces deux fusillades à une guerre de gangs dans la région, sans préciser de quels gangs il s’agit. Les services de police de la vallée du bas Fraser travaillent de concert et partagent des informations, a indiqué le commissaire adjoint McDonald, de la GRC.

Il a toutefois rappelé que de nombreux suspects dans cette guerre de gangs sont bien connus des policiers et qu’il existe plusieurs moyens par lesquels la police peut « se mettre sur leurs dos », par exemple en surveillant de près toute violation des ordonnances judiciaires telles que les couvre-feux, les interdictions de conduire ou les armes à feu. Et lorsque les policiers verront une brèche, ils procéderont à une arrestation, a-t-il déclaré.

Le fait que de tels actes de violence se produisent dans les espaces publics ne fait que renforcer la volonté des policiers d’y mettre fin, a ajouté M. McDonald. « Nous ferons tout ce que nous pouvons dans les limites de la loi pour calmer le jeu — et nous le ferons de concert » avec les autres corps policiers, a déclaré le commissaire adjoint de la GRC.

Des représentants des services de police rencontreront mardi le ministre de la Sécurité publique et solliciteur général de la Colombie-Britannique, Mike Farnworth, pour lui exposer leur plan de répression de cette guerre des gangs.