(Winnipeg) Le maire de Winnipeg souhaite une rencontre avec les premiers ministres Justin Trudeau et Brian Pallister pour discuter d’une recrudescence de la violence et de multiples homicides dans cette ville du Manitoba — qui a culminé avec la mort d’un garçon de trois ans, poignardé dans son sommeil.

Kelly Geraldine Malone
La Presse canadienne

La police de Winnipeg enquête maintenant sur le 40e homicide à survenir dans la ville après la découverte d’un homme abattu dans une maison, tard lundi soir. Deux mois avant la fin de l’année, le nombre d’homicides atteint pratiquement le record de 2011 ; on avait alors enregistré 41 morts, souvent liées à une guerre de gangs. L’agent Rob Carver a rappelé que depuis 30 jours, on a recensé 11 homicides à Winnipeg — du jamais vu.

Le maire Brian Bowman estime qu’il faut améliorer l’accès aux soins de santé mentale, au traitement des dépendances et à l’aide aux familles en crise. Tous les ordres de gouvernements ont un rôle à jouer, a-t-il dit, et la Ville n’a pas toujours l’autorité, les ressources ou les outils pour agir.

Le premier ministre Pallister doit rencontrer Justin Trudeau à Ottawa vendredi et il a promis que la récente vague de violences serait à l’ordre du jour.

Le meurtre du petit Hunter Haze Straight-Smith, âgé de trois ans, a créé une onde de choc dans la communauté. Quelques jours auparavant, une jeune fille de 14 ans avait été tuée et une femme de 18 ans emmenée à l’hôpital dans un état critique après des agressions au couteau lors d’une fête d’Halloween. Le lendemain, un bébé a été blessé après qu’un homme ait tiré avec un fusil de chasse dans une résidence.

Le chef de la police a déclaré qu’une grande partie de cette criminalité est liée à la toxicomanie et à la crise de la méthamphétamine qui sévit dans la ville. Selon la Fondation manitobaine de lutte contre les dépendances, la consommation de méthamphétamine a augmenté de plus de 100 % chez les adultes et de près de 50 % chez les jeunes depuis 2014.