La tante d'une Canadienne qui vient d'être libérée après avoir été détenue en Chine croit que sa nièce a été arrêtée en raison d'une erreur de son employeur.

Mis à jour le 29 déc. 2018
LA PRESSE CANADIENNE

Sarah McIver a été arrêtée plus tôt ce mois-ci en raison d'un problème avec son permis de travail, lié à son emploi d'enseignante. Mais selon sa tante Rhona McIver, la dame est maintenant revenue dans sa ville natale de Drumheller, en Alberta.

Lorsque Sarah McIver est arrivée en Chine, l'école où elle devait enseigner n'avait plus de travail pour elle, donc les autorités chinoises lui avaient donné un emploi ailleurs, a relaté sa tante.

C'est à ce moment qu'une erreur a été commise, a indiqué Mme McIver en entrevue depuis Drumheller.

L'arrestation de Sarah McIver est survenue après celles de Michael Kovrig et Michael Spavor, deux Canadiens établis en Chine qui sont détenus en raison d'allégations liées à la sécurité nationale du pays.

Les autorités chinoises ont arrêté MM. Kovrig et Spavor séparément, après l'arrestation en sol canadien de la dirigeante chinoise du géant Huawei. Les autorités américaines accusent Meng Wanzhou d'avoir menti aux banques américaines dans le but de contourner les sanctions commerciales imposées à l'Iran, et ils ont demandé au Canada son extradition.

La Chine et le Canada ont tous deux affirmé que le dossier de Mme McIver n'avait rien à voir avec les autres arrestations.

Une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères affirmait la semaine dernière qu'une Canadienne avait reçu une sanction administrative pour un emploi illégal, mais elle n'avait pas fourni plus de détails.

Un porte-parole d'Affaires mondiales Canada a confirmé vendredi qu'une citoyenne canadienne qui avait été arrêtée en Chine ce mois-ci avait été libérée et qu'elle était revenue au Canada. Le ministère n'avait pas donné d'autres informations en raison de la Loi sur la protection de la vie privée.