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La Canadienne enlevée au Darfour en bonne santé

Les deux humanitaires française et canadienne enlevées au cours du week-end au... (Photo AP)

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Guillaume Lavallée
Agence France-Presse
Khartoum, Soudan

Les deux humanitaires française et canadienne enlevées au cours du week-end au Darfour, dans l'ouest du Soudan, par un groupe d'inconnus armés sont en «bonne santé», ont annoncé lundi les autorités soudanaises, en affirmant travailler à leur libération.

«Elles sont en bonne santé (...). Nous ne ménageons aucun effort pour les libérer de manière pacifique», a déclaré à l'AFP le responsable du protocole au ministère des Affaires étrangères, Ali Youssef.Les deux membres de l'ONG française Aide médicale internationale (Ami) ont été enlevées samedi soir à Ed el-Fursan, dans la province occidentale du Darfour-Sud, à une centaine de km à l'est du Tchad voisin. L'ONG n'a pas précisé l'identité des deux otages.

Selon le Centre soudanais des médias, un organe de presse proche des services de renseignements, et une source locale, les ravisseurs ont demandé une rançon en échange de leur libération.

L'identité des auteurs de ce nouvel enlèvement n'est pas connue. La Presse soudanaise avance les noms de groupes comme «Les hommes libres d'Afrique» ou «Le groupe de libération du Soudan des étrangers».

Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé lundi l'enlèvement au Darfour d'un ressortissant français travaillant pour cette organisation humanitaire.

«Nous ne donnons à ce stade pas d'autre information sur cette affaire dans l'intérêt de la sécurité des deux personnes enlevées», a déclaré le porte-parole du ministère français, Eric Chevallier.

Les convois du Programme alimentaire mondial (PAM), les voitures des ONG et les véhicules de la force de paix ONU-Union africaine (Minuad) sont souvent attaqués au Darfour par des bandits qui revendent les précieux véhicules au marché noir.

Mais l'enlèvement d'Occidentaux était jusqu'à très récemment un phénomène rarissime depuis le début en 2003 du conflit au Darfour, un territoire grand comme la France où vivent près de six millions de personnes, dont 2,7 millions dans des camps de déplacés.

Il s'agit du deuxième enlèvement depuis le mandat d'arrêt délivré le 4 mars par la Cour pénale internationale (CPI) contre le président soudanais Omar el-Béchir pour crimes de guerre et contre l'humanité au Darfour.

Un Français, un Italien, une Canadienne et deux Soudanais de la section belge de Médecins sans frontières (MSF-Belgique) avaient été enlevés le 11 mars à Saraf Umra, au Darfour-Nord.

Ils avaient été libérés sains et saufs par leurs ravisseurs trois jours plus tard, sans qu'une rançon ne soit versée, avaient assuré les autorités soudanaises.

La situation était déjà difficile sur le terrain avant la décision de la CPI, mais plusieurs organisations jugent maintenant que la sécurité s'est détériorée et complique encore plus leur travail.

«C'est un phénomène très inquiétant», a estimé sous le couvert de l'anonymat une source familière de la situation au Darfour. «C'est une nouvelle tendance envers les acteurs humanitaires au Darfour».

Au Darfour depuis 2004, Ami est implantée à Khor Abeche et Ed el-Fursan, la coordination étant assurée de Nyala, capitale du Darfour-Sud. Deux employés soudanais de l'ONG avaient été tués à la mi-février dans une attaque par des hommes à cheval et à chameau près de Khor Abeche.

Malgré cela, «on poursuivait notre programme, on n'était pas visés», a déclaré dimanche à l'AFP Frédéric Mar, un responsable d'Ami.




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