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«Officiellement, c'est encore un cas de disparition»

Robert Fowler... (Photo: PC)

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Robert Fowler

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Les deux Canadiens qui ont disparu dimanche soir au Niger pourraient être pris au milieu du conflit qui oppose le gouvernement nigérien, les rebelles armés et les compagnies minières internationales.

Un groupe touareg, le Front des forces de redressement, a revendiqué hier matin sur son site internet l'enlèvement de l'envoyé spécial de l'ONU, Robert Fowler, et de trois autres personnes.

 

Le président du groupe, Mohamed Ag Aoutchiki, a fait volte-face quelques heures plus tard et nié toute implication de ses troupes dans la disparition.

Malgré la rétractation, les Nations unies et le ministère des Affaires étrangères du Canada prenaient tout de même le message au sérieux, hier.

«Nous sommes au courant des réclamations effectuées par le Front, a déclaré André Lemay, porte-parole du Ministère. (...) Toutes les pistes sont prises au sérieux.»

Sur le web, l'auteur des lignes, un homme se décrivant comme «Rhissa ag BOULA Commissaire à la Guerre», a écrit que l'enlèvement visait à sensibiliser tous les diplomates qui collaborent avec le régime du président nigérien, Mamadou Tandja.

«Nous envoyons au Canada un signal fort, car il est l'un des bras qui arment Tandja pour combattre les populations autochtones du Nord et du Sud Niger.»

Une affirmation qu'Ottawa a rapidement niée: «Selon nos archives des 10 dernières années, nous pouvons confirmer qu'il n'y a pas eu d'exportation de matériel militaire canadien au Niger durant cette période», a écrit le ministère des Affaires étrangères dans un bref communiqué.

Toujours pas d'enlèvement

Le gouvernement nigérien a annoncé lundi que la voiture des Canadiens avait été retrouvée abandonnée dans la zone de Karma, à une quarantaine de kilomètres à l'ouest de la capitale, Niamey. Toujours selon les autorités, une voiture immatriculée au Togo aurait suivi les Canadiens dès leur départ de Niamey, samedi.

Malgré cela, ni les Nations unies ni Ottawa ne parlaient d'enlèvement, hier. «Officiellement, c'est encore un cas de disparition», a dit André Lemay, qui n'a révélé aucun détail sur l'âge ou le lieu de résidence des disparus.

Un porte-parole de l'ONU, Farhan Haq, a confirmé que le chauffeur nigérien était également employé de l'organisation internationale.

«Les Nations unies en collaboration avec les autorités canadiennes et nigériennes poursuivent leurs recherches», a conclu M. Haq, soulignant qu'un autre fonctionnaire des Nations unies se joindrait aux recherches dans les prochains jours.

Les mouvements touareg

Le Niger est l'un des principaux exportateurs mondiaux d'uranium, un carburant nucléaire qui fait l'envie de la communauté internationale. Au moins huit entreprises canadiennes y ont des activités, selon Ottawa.

Traditionnellement, les mouvements touareg réclament pour les populations locales de plus grandes retombées en argent et en emplois de cette manne et accusent les autorités de les marginaliser. Les compagnies étrangères d'exploitation, dont la française Areva, sont très présentes au Niger.

Le nord du pays est le théâtre de combats sporadiques depuis près de deux ans entre l'armée et les rebelles, présentés par les autorités comme des «trafiquants de drogue» et des «bandits».

Robert Fowler, Louis Guay et le chauffeur nigérien ont toutefois disparu très loin de la zone tumultueuse.

 




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