Selon les ingénieurs à l'emploi du gouvernement du Québec, il n'y a aucune raison de s'inquiéter de la présence d'atrazine dans l'eau potable des Montréalais. 

Mis à jour le 31 mars 2017
Éric-Pierre Champagne LA PRESSE

Dans un communiqué de presse rendu public hier, l'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ) signale que la concentration moyenne d'atrazine dans l'eau de Montréal est 30 fois inférieure à la concentration maximale permise par la règlementation québécoise. L'atrazine est un puissant herbicide utilisé notamment pour la culture du maïs.

Rappelons qu'Équiterre a dénoncé il y a une dizaine de jours la présence d'atrazine dans l'eau du robinet à Montréal. Des analyses effectuées par le chimiste Sébastien Sauvé pour le compte d'Équiterre ont montré des concentrations inférieures aux normes québécoises et canadiennes, mais supérieures aux normes européennes, où l'atrazine est interdit depuis 2003. L'organisation écologiste souhaite que Santé Canada ne renouvelle pas l'homologation octroyée à ce pesticide et adopte plutôt le principe de précaution retenu par l'Union européenne.

L'APIGQ, de son côté, rappelle que la norme québécoise, révisée en 2012, s'apparente à ce qu'on retrouve ailleurs dans le monde. L'association déplore cependant que le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques ne soit pas intervenu pour rassurer la population à la suite de la sortie d'Équiterre.

La littérature scientifique n'a pas montré hors de tout doute que l'atrazine a des impacts sur la santé humaine. Cependant, les études sont assez claires quant aux conséquences sur la faune aquatique, notamment les amphibiens.