Le milieu des affaires de Montréal demande au maire Coderre une meilleure coordination des chantiers et un fonds de compensation pour les commerçants touchés par de longs travaux.

Publié le 10 juin 2016
Pierre-André Normandin LA PRESSE

Le maire était conférencier ce matin devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Avant qu'il ne monte sur la scène, le président de l'organisation en a profité pour lui faire quelques doléances.

« Dans le dossier des chantiers, on me demande souvent si ça fait mal au milieu des affaires. Oui ça fait mal. On pense que ça pourrait être un peu mieux coordonné », a indiqué Michel Leblanc, président de la Chambre.

Ce dernier a aussi abordé la question de la vitalité des artères commerciales, disant recevoir de nombreux appels de commerçants « qui disent qu'ils ne passeront pas au travers » des travaux qui affectent la rue sur laquelle ils sont établis. Alors que plusieurs demandent des baisses de taxes, Michel Leblanc a plutôt indiqué qu'il serait préférable de mettre en place un Fonds de compensation pour les artères où les travaux durent longtemps.

Un mal nécessaire, réplique Coderre

Dans son discours, Denis Coderre a réitéré que les nombreux chantiers en cours étaient un mal nécessaire. « On peut jaser longtemps des cônes orange, mais ça ne donnera rien. Dans trois ans, on va dire "wow" », a-t-il dit.

Pour ce qui est de la fiscalité, le maire a préféré ne pas se prononcer, disant attendre les résultats des travaux du comité à ce sujet qu'il a mis en place.

Le maire a également insisté dans son discours sur la relance de Montréal, lui qui vient de lancer une Stratégie centre-ville afin d'attirer 100 000 habitants d'ici 2050. « On peut se plaindre, mais il faut remarquer qu'il y a une effervescence. »

Michel Leblanc a en effet salué la gestion des finances de la Ville. « Montréal va bien, les projets débloquent et c'est positif », s'est emballé Michel Leblanc, président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.