Montréal demande à son service de police de réduire le nombre de ses policiers d'environ 45 par année au cours des cinq prochaines années.

Mis à jour le 3 févr. 2015
Daphné Cameron LA PRESSE

Le chef de police, Marc Parent, admet que le SPVM ne pourra pas maintenir le même service à la population avec un effectif réduit.

M. Parent témoignait hier devant la commission de la sécurité publique dans le cadre de l'étude de son budget. Tous les services de la Ville se plient à cet exercice cette semaine. Lors d'une mêlée de presse à sa sortie de la salle, il s'est fait demander s'il y avait trop de policiers à Montréal. «Non», a-t-il répondu, précisant toutefois que des choix de société devront être faits pour identifier les services auxquels les Montréalais accordent la priorité.

Lors de la séance, le conseiller de ville de Rosemont-La Petite-Patrie, François Limoges, a notamment proposé la solution d'utiliser des civils au lieu de policiers pour faire des tâches liées à la circulation. Marc Parent s'est dit ouvert à cette idée. «C'est quelque chose dont on a déjà discuté et que l'on envisage. Ça existe dans de nombreuses organisations policières aux États-Unis.»