L'intégration de l'Escouade de protection de l'intégrité municipale (ÉPIM) est un «recul pour l'autonomie» de Montréal, estime le chef de l'opposition à l'hôtel de ville, Richard Bergeron.

Mis à jour le 11 déc. 2013
Karim Benessaieh LA PRESSE

«Où s'en va Denis Coderre, avec ses réformes relatives à la corruption à Montréal?, a demandé en point de presse le chef de Projet Montréal. Tout au long de la campagne, tous les candidats s'entendaient pour dire qu'il fallait renforcer l'autonomie de Montréal. Le candidat Coderre nous disait que l'ÉPIM (...) contribuerait à juguler la corruption. Hier, l'ÉPIM a été transférée à l'UPAC.»

Son parti va proposer lundi une motion au conseil municipal encadrant l'embauche de l'inspecteur général, au coeur du plan anticorruption du maire Coderre. On souhaite notamment que sa nomination et son congédiement éventuel requièrent les deux tiers des voix du conseil, ce que le maire Coderre avait déjà promis. Devant le conseil municipal, il avait en outre précisé que son mandat serait de cinq ans, qu'il hériterait de la ligne éthique et de certaines responsabilités actuellement dévolues au contrôleur général. M. Bergeron dénonce cependant le peu d'informations qui ont filtré sur son mandat.

«Tout ce que nous en savons, c'est ce que nous apprenons par les médias. Et c'est assez inquiétant, puisque le maire Coderre négocie avec le gouvernement du Québec. Tout semble partir de Québec. C'est très inquiétant, d'autant que M. Coderre nous dit qu'il aura une annonce prochaine sur l'inspecteur général. Nous, on n'a rien vu.»

Pas avant les Fêtes

Montréal, estime-t-il, est aujourd'hui moins autonome qu'il ne l'était avant l'élection du maire Coderre. «Les engagements de tous les candidats, y compris du candidat Coderre, c'était que Montréal méritait d'avoir un traitement particulier et ses propres dispositifs.»

Le poste d'inspecteur général, promis avant les Fêtes, ne pourra en fait être créé avant que l'Assemblée nationale reprenne ses travaux, en février prochain.