L’homme de 28 ans qui a perdu la vie après avoir été atteint par balle un peu passé minuit, jeudi, dans l’est de Montréal, n’était pas connu des policiers. Ceux-ci tenteront donc surtout de comprendre pourquoi cet individu sans antécédents a été visé.

Mis à jour le 10 mars
Henri Ouellette-Vézina
Henri Ouellette-Vézina La Presse

En milieu d’après-midi jeudi, aucune arrestation n’avait encore été faite par les enquêteurs du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Il s’agit du quatrième meurtre à survenir depuis le début de l’année sur le territoire de la police montréalaise.

Selon nos informations, la victime est Mehdi Douraid, un homme de 28 ans qui n’était pas connu des policiers et qui ne possédait pas d’antécédents criminels. Une enquête a été ouverte afin de déterminer pourquoi il aurait été impliqué dans cet évènement. « On va quand même essayer de regarder s’il y a des éléments qui pourraient être pertinents, par exemple s’il avait eu des menaces. Ce sont des éléments sous enquête présentement », a indiqué l’agente Véronique Comtois.

À l’origine, un appel avait été fait au 911 un peu après minuit, jeudi, pour signaler des coups de feu entendus au coin des rues Pierre-Corneille et De Boucherville, soit tout près du centre commercial Place Versailles, dans l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.

Suspects recherchés

Une fois sur place, les policiers ont rapidement identifié la victime, qui était grièvement blessée au haut du corps. Mehdi Douraid a ensuite été transporté d’urgence à l’hôpital, où son décès a malheureusement été constaté. On ignore combien de suspects pourraient être impliqués. Ceux-ci avaient pris la fuite avant l’arrivée des patrouilleurs.

Entre-temps, un large périmètre de sécurité a été érigé dans le secteur où l’homme a été trouvé, où un certain nombre de balles auraient notamment été identifiées au sol. Des membres de l’escouade canine et des techniciens en identité judiciaire ont notamment été demandés sur place, afin de retrouver des indices, dans l’espoir de résoudre cette affaire.

Au passage de La Presse, un poste de commandement du SPVM était sur place. Plusieurs enquêteurs devaient d’ailleurs demeurer sur les lieux pendant une bonne partie de la journée afin de rencontrer de potentiels témoins ou de visionner des bandes vidéo de caméras de surveillance.

Au début de février, le deuxième meurtre de l’année avait visé l’homme d’affaires Domenico Macri, qui était propriétaire de la Brasserie des rapides sur le boulevard Champlain et qui venait d’avoir 46 ans. L’homme avait été abattu de plusieurs projectiles dans son garage de l’arrondissement de LaSalle. Il aurait eu des liens avec des individus reliés à la pègre irlandaise et à la mafia locale, selon des sources policières.

Avec Daniel Renaud, La Presse, et La Presse Canadienne