La mère de la fillette de 7 ans qui est morte après avoir subi des sévices corporels dans le quartier Chomedey, à Laval, en janvier dernier aura son enquête préliminaire le printemps prochain. Une dizaine de témoins devraient être entendus.

Henri Ouellette-Vézina
Henri Ouellette-Vézina La Presse

C’est en effet entre le 30 mai et le 10 juin 2022 qu’un juge tranchera notamment à savoir s’il y aura un procès dans ce dossier, après présentation de potentiels éléments de preuve, notamment. La femme a déjà été accusée de négligence criminelle causant la mort et de voies de fait.

Elle avait comparu devant un juge à la mi-janvier, à l’aide d’un interprète, mais elle est présentement en liberté à certaines conditions, en attendant la suite des procédures judiciaires. Une dizaine de témoins seront entendus durant l’enquête préliminaire, à la demande de la défense, a pu confirmer La Presse.

Puisqu’une ordonnance de non-publication est en vigueur sur toute information permettant d’identifier la victime, il n’est toujours pas possible à ce stade-ci de révéler l’identité de l’accusée. Pour ce qui est de la négligence criminelle causant la mort, les faits lui étant reprochés se seraient produits entre le 30 décembre 2020 et le 3 janvier 2021, à Laval. Pour le chef de voies de fait, le tout se serait plutôt déroulé entre le 1er juin 2020 et le 3 janvier 2021.

Rappel des faits

C’est le 3 janvier dernier, tout juste après Noël, que cette triste affaire avait choqué les habitants du quartier Chomedey. La fillette de 7 ans avait été retrouvée gravement blessée, puis transportée à l’hôpital. Selon des sources, la mort de l’enfant remontait à plusieurs heures avant la découverte du corps et les blessures retrouvées sur son corps dataient de quelques jours avant son décès.

Lorsque les ambulanciers sont arrivés sur les lieux, la fillette ne respirait plus et le corps avait déjà une certaine rigidité. Sur place, la police avait identifié six adultes, tous des résidants de la demeure lavalloise en question.

D’après nos informations, plusieurs adultes de la même famille demeuraient à cet endroit. Le décès de la fillette a été constaté à l’hôpital. Nos sources ont indiqué que la fillette était brûlée au deuxième degré sur environ 80 % de son corps. Elle aurait été arrosée par de l’eau bouillante ou mise dans un bain bouillant. Son corps affichait également plusieurs contusions et elle avait un bras plâtré. Elle serait allée à l’hôpital pour recevoir ce plâtre quelques jours avant sa mort.

Par ailleurs, avant sa mort, la fillette était absente de son école primaire depuis quelques mois, ont confirmé des sources proches du dossier.

L’enfant vivait avec un trouble du comportement qui provoquait d’importantes crises. Un signalement a été fait à la DPJ, mais pas pour de la maltraitance. Il concernait le trouble comportemental de l’enfant.