(Vancouver) La Cour suprême de la Colombie-Britannique a indiqué vendredi que les avocats de Meng Wanzhou demanderont lundi l’ajournement des trois dernières semaines de sa cause d’extradition, une étape qui devait commencer le 26 avril.

La Presse Canadienne

Le tribunal a indiqué dans un communiqué que les avocats de la dirigeante de Huawei en feront la demande au tribunal lundi, sans donner plus de détails sur les motifs qui seront invoqués.

Ces audiences doivent se pencher sur une partie des allégations d’abus de procédure plaidées par la défense, avant de passer aux audiences sur le fond de l’affaire : la demande d’extradition proprement dite de Mme Meng aux États-Unis.

La dirigeante du géant chinois des télécoms a été arrêtée en décembre 2018 à l’aéroport de Vancouver, à la demande des États-Unis, où elle est accusée de fraude. Mme Meng et la société Huawei nient les accusations.

Les Américains accusent Mme Meng d’avoir menti à la Banque HSBC au sujet du contrôle par Huawei d’une autre société qui avait des activités en Iran. La banque aurait pu alors être accusée de violer les sanctions américaines contre Téhéran.

Un tribunal de Hong Kong a approuvé lundi dernier un accord de partage de documents qui, selon Huawei, lui permettrait d’obtenir des informations de la Banque HSBC qui empêcheraient l’extradition de Mme Meng aux États-Unis.

Un porte-parole de Huawei n’a pas précisé si la demande d’ajournement des audiences prévues était liée à cette décision d’un tribunal à Hong Kong. Il a seulement indiqué que les motifs de la demande d’ajournement seraient divulgués au tribunal en Colombie-Britannique.