La police provinciale de l’Ontario (OPP) a réalisé une saisie « historique » de près de 2000 kilos d’opium, dans le cadre d’une enquête sur des distributeurs de Toronto qui cachaient leur drogue dans les Laurentides.

Vincent Larouche Vincent Larouche
La Presse

La drogue a une valeur marchande de 30 millions de dollars selon la police, qui parle d’une saisie « record ».

« La quantité d’opium que l’enquête a permis de saisir est énorme. Une saisie d’opium de cette envergure sur le territoire est historique pour l’OPP », affirme le corps policier dans un communiqué.

Une cache à Wentworth-Nord

L’enquête, baptisée « Projet Berwick », a été amorcée en janvier. Les enquêteurs avaient dans leur mire un réseau de trafiquants d’opium de la grande région de Toronto. La semaine dernière, un contrôle routier a permis aux policiers de saisir un premier chargement d’opium dans la région de Belleville, en Ontario, le long de l’autoroute 401 qui relie Montréal et Toronto.

PHOTO FOURNIE PAR LA POLICE PROVINCIALE DE L’ONTARIO

La valeur totale de l’opium saisie est estimée à 30 millions de dollars.

Rapidement, les policiers ont identifié une adresse à Wentworth-Nord, près de Saint-Sauveur, qui servait de cache au réseau.

« Il a été éventuellement établi que de grandes quantités d’opium étaient entreposées à l’emplacement se trouvant au Québec pour être acheminées en fin de compte vers la région du Grand Toronto à d’autres fins de distribution », précise la police provinciale de l’Ontario dans un communiqué.

La Sûreté du Québec et le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont aidé à exécuter un mandat de perquisition au site d’entreposage dans les Laurentides. Des perquisitions ont aussi eu lieu à Thornhill et North York en Ontario.

Au total, 1996 kilos d’opium ont été saisis. Le prix du kilo en Ontario se situe autour de 15 000 $ présentement, selon la police.

PHOTO FOURNIE PAR LA POLICE PROVINCIALE DE L’ONTARIO

La valeur d’un kilo d’opium dans la région de Toronto est estimée à 15 000 $.

Réseau sophistiqué

« Il n’est pas possible d’imaginer qu’une personne puisse obtenir et distribuer une aussi grande quantité d’opium sans faire partie d’un réseau criminel et de distribution sophistiqués. L’enquête pour établir l’étendue de ce réseau se poursuit mais il est indéniable que cette drogue allait être répartie pour être distribuée par des entités criminelles locales », a déclaré l’inspecteur-détective Robert Henderson, du Bureau de lutte contre le crime organisé de la police provinciale ontarienne.

Trois suspects ont été arrêtés mais ils n’ont pas encore comparu à la cour.