Les personnes condamnées qui devaient se présenter en fin de semaine pour purger leur peine discontinue dans l’une des 17 prisons provinciales du Québec n’auront pas à le faire jusqu’à nouvel ordre, a appris La Presse.

Daniel Renaud Daniel Renaud
La Presse

Le gouvernement vient de suspendre, par décret, l’obligation pour les condamnés à purger leur peine discontinue et à se présenter à compter de ce soir ou de demain matin dans les prisons provinciales, pour prévenir les risques de contamination à la COVID-19 dans les établissements carcéraux provinciaux.

En revanche, les condamnés visés devront demeurer à la maison durant la fin de semaine, et des appels seront faits par les services correctionnels pour vérifier s’ils sont bien dans leur résidence.

Hier, la Ligue des droits et libertés et l’Association des avocats et avocates en droit carcéral ont demandé à ce que la population carcérale soit réduite dans les prisons et pénitenciers au Québec, pour diminuer les risques de propagation chez les détenus.

Les deux organismes suggéraient justement, entre autres, la suspension du traitement des peines discontinues.

« C’est une décision qui satisfait le syndicat. Cela fait plusieurs jours qu’on en discute avec les autorités. On salue la décision du gouvernement qui contribuera à améliorer la sécurité des gens qui se trouvent dans les établissements », a déclaré le président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec, Mathieu Lavoie.

Selon M. Lavoie, il y a davantage de peines discontinues, c’est-à-dire à purger durant les fins de semaine, qui sont imposées depuis quelques années.

« Seulement à l’Établissement de détention de Montréal (Bordeaux), il y en avait environ 200 à un certain moment », a affirmé M. Lavoie, selon qui cette décision du gouvernement doit toucher environ 400 condamnés au Québec.

Pour joindre Daniel Renaud, composez-le (514) 285-7000, poste 4918, écrivez à
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