Le présumé adorateur de Marc Lépine accusé d’avoir fomenté la haine à l’égard des femmes, Jean-Claude Rochefort, restera derrière les barreaux au moins jusqu’à jeudi. La couronne s’opposera toutefois à sa libération lors de son enquête pour remise en liberté.  

Tristan Péloquin Tristan Péloquin
La Presse

L’homme de 70 ans a brièvement comparu devant le juge Pierre Labelle, mardi après-midi, au palais de justice de Montréal.  

La suite des procédures a été fixée à jeudi matin. La Couronne fera alors vraisemblablement témoigner une policière qui a enquêté sur le suspect.  

Rochefort est soupçonné d’avoir animé différents blogues misogynes, où il faisait l’apologie du tueur de Polytechnique. Il y publiait notamment, sous le pseudonyme de Rick Flashman, des photomontages violents mettant en scène Marc Lépine, arme à feu à la main, menaçant des femmes. Il invitait aussi les antiféministes à aller célébrer la « Saint-Marc Lépine » dans différents endroits publics montréalais pendant les commémorations de la tuerie de Polytechnique.  

Il a été arrêté tard jeudi soir, après que Google, qui hébergeait ses blogues, ait consenti à fournir au SPVM l’adresse IP du blogueur.  

L’avocate de la couronne, Me Josiane Laplante, a annoncé qu’elle s’opposera à sa libération compte tenu du « risque de récidive » et parce que le public serait « choqué » par sa libération.  

Rochefort avait déjà été arrêté pour avoir tenu un blogue presque identique en 2009. Il avait passé plusieurs semaines en prison et séjourné brièvement à l’Institut de psychiatrie légale Philippe-Pinel, mais a été libéré après avoir plaidé coupable à une accusation de possession illégale d’arme à feu. En contrepartie, les accusations de menace de mort qui pesaient contre lui avaient été abandonnées.  

Tous les blogues du suspect ont été supprimés par Google lundi.