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Le fentanyl et les drogues de synthèse dans la ligne de mire du SPVM

Des policiers du SPVM effectuent une opération dans... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE)

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Des policiers du SPVM effectuent une opération dans le cadre d'une enquête sur un réseau de trafiquants d'opioïdes, le 8 décembre dernier.

PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE

La lutte contre le fentanyl et les drogues  de synthèse a été au coeur des enquêtes effectuées par la Division du crime organisé (DCO) du SPVM en 2017. Même si ses enquêteurs ont été moins impliqués dans des enquêtes touchant le crime organisé traditionnel, ils ont tout de même été mêlés  à 112 dossiers cette année, une hausse  de 21 % comparativement à l'an dernier.

CHASSER LE FENTANYL DE LA RUE

Après qu'une cinquantaine de personnes eurent été victimes de surdose - dont certaines mortelles - d'héroïne à laquelle avait été ajouté du fentanyl au mois d'août seulement à Montréal, le SPVM a créé une structure par laquelle les différentes sections antidrogue du corps de police échangeaient de l'information et élaboraient des stratégies pour combattre le phénomène avec le plus de rapidité et d'efficacité possible. Cette structure, baptisée « coordination fentanyl », était chapeautée par la Division du crime organisé du SPVM. Entre le 14 septembre et le 15 novembre, les policiers ont mené 30 enquêtes, effectué 79 perquisitions et arrêté plus de 80 personnes soupçonnées d'être des trafiquants, relativement à au moins 24 surdoses de fentanyl (dont 6 mortelles). Les policiers ont mis la main sur 64 000 comprimés contenant du fentanyl et environ 1 kg de fentanyl en poudre.

2000 COMPRIMÉS À L'HEURE

En février dernier, les enquêteurs de la DCO ont démantelé trois laboratoires de fabrication de drogues de synthèse et de fentanyl à L'Assomption, Brossard et Saint-Jean-sur-Richelieu à l'issue d'une enquête baptisée Amont. Le laboratoire de L'Assomption abritait quatre presses à poinçon qui auraient permis de fabriquer de 1500 à 2000 comprimés de méthamphétamine à l'heure, faisant ainsi en sorte que les suspects auraient pu inonder le marché avec une production de 200 000 à 300 000 comprimés sur une période de trois à quatre mois seulement, selon la police. Sept individus qui seraient reliés aux motards ont été arrêtés dans l'opération.

HÉROÏNE ET PISTOLETS MITRAILLEURS

En juin dernier, les enquêteurs, aidés de leurs collègues du Service des enquêtes partagées de la région Nord, ont démantelé un réseau de trafiquants d'héroïne d'origine turque dans le cadre de l'enquête Narkotik. Une dizaine de personnes ont été arrêtées et accusées. Les policiers ont mis la main sur un kilogramme et demi d'héroïne, 105 000 $ en argent et des mallettes contenant plusieurs armes de poing, deux pistolets mitrailleurs de marque Tec-9, des silencieux et des chargeurs à haute capacité. Selon la police, le réseau aurait eu des liens avec des membres de la mafia et ses responsables auraient versé une taxe à des mafieux. Le réseau aurait opéré sur des territoires contrôlés par des membres de la mafia et les Hells Angels, soit le Mile End, Rosemont, le Plateau Mont-Royal, Villeray, Anjou et Hochelaga-Maisonneuve.

UN AVION REMPLI DE COCAÏNE

En 2017, les enquêteurs de la Division du crime organisé ont aussi continué leur lutte contre le trafic de cocaïne. En avril, dans le cadre d'une enquête baptisée Affliction, ils ont démantelé un réseau de présumés trafiquants dirigé par quatre frères et soupçonné d'avoir écoulé jusqu'à 50 kg de cocaïne par semaine à Montréal et dans la couronne nord durant des mois, voire quelques années. Les suspects auraient approvisionné en cocaïne la mafia, les motards et un réseau de trafiquants du quartier Pointe-aux-Trembles. Ils auraient eu leur propre commerce d'appareils de communications cryptées et un laboratoire où ils auraient coupé leur cocaïne de façon à augmenter le nombre de kilogrammes vendus. C'est pour le compte de cette organisation que deux pilotes québécois ont transporté 130 kg de cocaïne en avril avant de se poser d'urgence et de se faire prendre en Ohio, à la fin mars.

HOMICIDES ET AGRESSIONS SEXUELLES

En 2017, les enquêteurs de la Division du crime organisé ont également aidé leurs collègues des Crimes majeurs dans deux enquêtes importantes portant sur un meurtre commis dans le milieu des gangs de rue en 2014 et des incendies criminels et un homicide survenus dans le contexte des luttes de factions au sein de la mafia en 2017 et 2016. Ils ont également donné un coup de pouce à leurs collègues des Agressions sexuelles à la suite de la vague de dénonciations de cet automne. Ils ont aussi enquêté sur des complots de meurtre, des dossiers de fraudes, de possession d'armes, de vols de véhicules et de recyclage des produits de la criminalité, en plus d'aviser plusieurs individus que leur vie était menacée.

« NOUS SOMMES ALLÉS SUR LE TERRAIN »

« Les priorités ont été les crimes de violence et la lutte contre le fentanyl et les drogues de synthèse cette année. Nous nous sommes rapprochés des problématiques dans les postes de quartier et nous sommes allés sur le terrain, pour écouter et observer ce qui s'y passait. Nous maintiendrons les mêmes priorités en 2018 », a résumé le commandant de la Division du crime organisé du SPVM, Nicodemo Milano.




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