En plus de ses activités dans la sécurité, Éric Poirier est aussi, depuis le printemps 2009, l'un des dirigeants d'une firme de construction de Saint-Jérôme.

Publié le 10 déc. 2010
Fabrice de Pierrebourg LA PRESSE

Or, le 17 novembre dernier, la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) a restreint la licence de l'entreprise pour lui interdire de «soumissionner un contrat public ou de conclure un tel contrat» jusqu'au 21 septembre 2013, en vertu de la nouvelle loi prévoyant certaines mesures afin de lutter contre la criminalité dans l'industrie de la construction.

La délivrance et le maintien d'une licence de la RBQ sont désormais conditionnels au fait qu'«aucun dirigeant n'a été déclaré coupable, au cours des cinq dernières années, d'un acte criminel».

Depuis quelques mois, la RBQ envoie à intervalles réguliers à la Sûreté du Québec une liste de noms à vérifier. Le passé de près de 10 000 dirigeants du milieu de la construction a déjà été examiné, a indiqué la porte-parole de la RBQ, Marjolaine Veillette.

C'est dans ce contexte que les policiers de la SQ ont signalé à la Régie qu'Éric Poirier avait été condamné dans un dossier de production de stupéfiants.

Le dirigeant de la firme sanctionnée a indiqué à La Presse qu'Éric Poirier et lui «s'étaient entendus pour s'en aller chacun de son côté». Il dit n'avoir jamais su que son partenaire avait été condamné pour production de marijuana.