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L'ex-vp de SNC Lavalin se plaint de ses conditions de détentions en Suisse

L'ex-vice-président de SNC Lavalin, Riadh Benaissa, a été arrêté... (Photo Ryan Remiorz, La Presse Canadienne)

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L'ex-vice-président de SNC Lavalin, Riadh Benaissa, a été arrêté en Suisse en avril 2012. Les autorités helvétiques l'accusent d'escroquerie, corruption, et blanchiment d'argent, en lien avec des projets africains.

Photo Ryan Remiorz, La Presse Canadienne

Le moral de Riadh Benaissa, ex-vice-président de SNC Lavalin emprisonné en Suisse depuis avril, est au plus bas. C'est ce que soutient son frère, Rafik Benaissa, qui vient de déposer à Montréal, une poursuite d'un million de dollars contre la Confédération suisse et ses procureurs.

M. Benaissa, un orthopédiste qui pratique aux États-Unis, allègue que son frère vit dans des conditions de détention inhumaine et qu'il est victime de torture psychologique, ce qui l'a rendu suicidaire.

Riadh Benaissa a été arrêté en Suisse en avril 2012. Les autorités helvétiques le soupçonnent d'escroquerie, corruption, et blanchiment d'argent, en lien avec des projets africains. 

De son côté, le Canada réclame M. Benaissa pour le juger. Au Québec, il est accusé de fraude, complot et blanchiment d'argent, dans le cadre du scandale du CUSM. On lui reproche d'avoir organisé le transfert de 22,5 millions de dollars aux Bahamas, argent qui aurait servi à corrompre les fonctionnaires québécois, notamment Arthur Porter, pour l'octroi des contrats de construction du Centre de santé McGill. 

Me Benaissa a contesté son extradition vers le Canada, d'abord devant l'Office général de la justice, qui a rejeté sa demande, puis à la Cour des plaintes du Tribunal fédéral. Celle-ci a conclu, il y a quelques mois, que l'homme pouvait être extradé. Mais cela pourrait prendre du temps.

Selon la poursuite, M. Benaissa serait enfermé dans une minuscule cellule 23 heures sur 24, et n'aurait le droit de communiquer avec le monde extérieur que pendant une heure par jour. Son épouse ne voudrait plus communiquer avec lui, et les communications avec ses filles sont de plus en plus rares. 

Le Dr Benaissa soutient que son frère a dû vendre la plupart de ses biens et propriétés pour payer ses avocats et tenter «d'obtenir une libération conditionnelle qui lui a toujours été refusée.» Le Dr Benaissa dit avoir lui-même dépensé des milliers de dollars pour aider son frère à combattre ses conditions de détention. Il pense que l'impartialité des autorités suisses est affectée par «l'implication d'accusations concernant le régime Kadhafi et l'historique entre le régime et la Confédération suisse.»

Le Dr Benaissa conclut en disant qu'il ne poursuit pas un but monétaire, et qu'il désire mettre à jour les conditions de détention de son frère. 

En novembre 2012 le Dr Benaissa avait intenté une poursuite de cinq millions de dollars contre SNC-Lavalin, alléguant que l'entreprise avait fait de son frère un bouc émissaire.




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