Malgré les poursuites de promoteurs immobiliers qui s’accumulent, le Grand Montréal croit pouvoir accélérer le rythme de protection de son territoire pour atteindre 30 % de superficie protégée d’ici 2031.

Publié le 22 septembre
Philippe Teisceira-Lessard
Philippe Teisceira-Lessard La Presse

C’est ce qu’a affirmé jeudi le directeur général de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) aux maires de la région. Il s’exprimait alors que le comité qui élaborera le prochain Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD) – qui fixe les aires à développer et à conserver dans la région – vient d’être formé.

« On constate aujourd’hui qu’il est possible d’atteindre le 30 % », a affirmé Massimo Iezzoni, directeur général de la CMM, devant son conseil. « Lorsqu’on regarde la superficie terrestre actuelle et avec le règlement de contrôle intérimaire qu’on a déjà adopté, il y a un potentiel supplémentaire de 26 000 hectares additionnels, qui doit être évalué. »

« Nous nous dirigeons sur une possibilité où le 30 % serait une cible qui pourrait être atteinte d’ici 2031 », a-t-il dit.

Dans une entrevue téléphonique, Nicolas Milot, conseiller à la direction général de la CMM, a indiqué que la solution de la CMM pourrait passer par le gel de terrains en état naturel, par le non-développement de certains terrains auparavant promis au développement, ainsi que par la requalification de parcs urbains qui jouissent déjà d’une forme de protection.

C’est la conseillère municipale du Plateau-Mont-Royal Marie Plourde qui dirigera l’élaboration du prochain PMAD, prévu pour juin 2025.

« C’est un énorme chantier, un chantier titanesque auquel il va y avoir une cohorte extraordinaire d’élus qui vont siéger », a-t-elle dit jeudi. « Si on a des réalités différentes sur le terrain, on doit tous et toutes faire face aux mêmes enjeux en matière d’habitation, de mobilité et d’environnement. »