Sept stations de métro seront accessibles gratuitement les fins de semaine, au centre-ville et près du Vieux-Montréal, du 24 juin au 5 septembre, dans le but d’attirer encore plus de visiteurs dans ces secteurs, qui feront aussi l’objet d’un grand ménage.

Mis à jour le 16 juin
Isabelle Ducas
Isabelle Ducas La Presse
Henri Ouellette-Vézina
Henri Ouellette-Vézina La Presse

Les quais des stations Saint-Laurent, Place-des-Arts, McGill, Peel, Champ-de-Mars, Place-d’Armes et Berri-UQAM seront ainsi ouverts à tous, sans billet, les week-ends de l’été.

« Montréal connaît une relance fulgurante et nous sommes déterminés à faire en sorte que notre centre-ville en profite au maximum », a souligné le responsable du développement économique et commercial au comité exécutif de la Ville de Montréal, Luc Rabouin.

« C’est pourquoi nous nous préparons à accueillir la visite en grand ! Grâce à nos partenaires, nous mettons en place une mesure inédite pour encourager l’usage du transport collectif au centre-ville, pour y améliorer la mobilité et pour encourager toujours plus de visiteurs et de Montréalais.es à utiliser le métro. »

La Ville indique avoir mis fin à la gratuité du stationnement sur rue au centre-ville les week-ends afin d’opter pour des mesures qui sont plus « en cohérence avec ses valeurs environnementales, et qui permettront de favoriser la mobilité et d’encourager le retour en grand nombre des usagers dans le métro », indique-t-on dans un communiqué.

Moins de cônes orange, plus de ménage

La Ville et l’arrondissement de Ville-Marie ont aussi annoncé que l’Escouade mobilité procéderait à un grand blitz de chantiers au centre-ville pour retirer des voies de circulation les cônes orange, les panneaux et les clôtures excédentaires. Une attention particulière sera accordée aux rues du centre-ville, assure-t-on, afin d’améliorer la fluidité autour des chantiers avec l’arrivée des touristes dans la métropole.

En outre, l’arrondissement investira 1,7 million de plus pour améliorer la propreté du secteur, dont 150 000 $ pour soutenir la brigade propreté de Montréal centre-ville. Il y aura plus d’effectifs sur le terrain et on installera 50 % plus de poubelles et de contenants de recyclage.

Enfin, un projet d’aménagement créatif de deux ruelles aux abords des rues Peel et Stanley verra le jour. On y créera des aménagements et des œuvres murales pour embellir les lieux et faire naître de nouveaux parcours artistiques.

Vers un financement « plus équitable »

Au-delà de la gratuité du transport collectif, celui-ci devra être financé de manière plus « équitable » à l’avenir, a plaidé jeudi la mairesse de Montréal, Valérie Plante, lors d’une allocution devant plusieurs élus de la région métropolitaine.

« Les municipalités ont besoin de nouvelles sources de revenus pour faire face à l’augmentation de leur contribution », a-t-elle dit, en présence de la ministre responsable de la Métropole, Chantal Rouleau.

Parlant d’un « déficit structurel » à compenser, Mme Plante s’est aussi inquiétée du fait que les réseaux de transport sont « insuffisants, voire complètement caducs » dans les couronnes nord et sud de Montréal. Soulignant la progression du REM de l’Est et de la ligne bleue du métro dans les derniers mois, la mairesse a toutefois martelé qu’« il faut accélérer le développement de ces projets ». « On est pas mal en mode rattrapage en transport collectif », s’est-elle désolée.

« La condition pour bien densifier nos villes, c’est le transport. C’est ça, le meilleur outil pour diminuer les GES », a encore insisté Valérie Plante.

En avril, l’Autorité régionale de transport métropolitain avait aussi dit vouloir « s’asseoir avec le gouvernement du Québec » afin de créer « rapidement » un chantier de réflexion sur le financement du transport collectif, qui se trouve dans un cul-de-sac après une pandémie qui va continuer de lui coûter des centaines de millions pendant des années.