Valérie Plante veut organiser un sommet sur la violence armée à Montréal, en réunissant gouvernements, police, groupes communautaires et écoles.

Publié le 29 nov. 2021
Philippe Teisceira-Lessard
Philippe Teisceira-Lessard La Presse

La mairesse dit chercher des solutions à la flambée de fusillades qui secoue certains quartiers de Montréal.

« Il est important de se réunir pour discuter de la façon dont nos rues, nos espaces publics et nos écoles demeurent sécuritaires », a dit Mme Plante, lundi matin, en conférence de presse. « Il faut partager les informations. »

Le directeur adjoint du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Vincent Richer, était présent à l’annonce. Il a affirmé que la police avait besoin de la collaboration du reste de la société pour s’attaquer au phénomène.

« Ensemble, on va s’assurer que la violence armée soit combattue de façon efficace à Montréal », a dit Mme Plante.

La mairesse a commencé sa conférence de presse en prononçant les noms de Meriem Boundaoui, Jannai Dopwell-Bailey et Thomas Trudel, les trois adolescents tués depuis le début de l’année dans des évènements violents à Montréal.

La Presse a révélé ce matin que Thomas Trudel, 16 ans, aurait été victime de scoring, une pratique qui consiste à poser des actes criminels - jusqu’au meurtre - pour marquer des points face à un groupe adverse. Dans le cas de l’adolescent, il aurait été ciblé parce qu’il fréquentait l’École secondaire Joseph-François-Perrault.

M. Richer du SPVM n’a pas voulu confirmer les informations de La Presse.

« L’enquête se poursuit. Si je donnais de l’information sur notre enquête, ça pourrait nuire à notre projet d’enquête. On suit ça de façon attentive », a-t-il dit. Il a toutefois accepté d’évoquer le scoring, « un phénomène qu’on a vu se développer dans les derniers mois. Le SPVM est attentif à ça ».