Le Tribunal administration du travail (TAT) a tranché : le service sera offert vendredi selon un horaire ajusté, en dépit de la grève du Syndicat des chauffeurs de la Société de transport de Laval (STL). Aucun autobus ne circulera toutefois durant la journée de samedi.

Henri Ouellette-Vézina
Henri Ouellette-Vézina La Presse

Dans un communiqué publié mardi en après-midi, le Tribunal juge en effet que ces critères « sont suffisants pour que la santé ou la sécurité de la population ne soit pas mise en danger ».

Concrètement, l’entente approuvée par la Cour prévoit que tous les circuits d’autobus seront maintenus ce vendredi, mais avec un horaire ajusté. Les dessertes seront disponibles en matinée, avec un premier départ à 6 h et un dernier à 8 h 45. En après-midi, le premier départ sera à 15 h 30 et le dernier à 18 h 30. Puis, en soirée, les premiers bus partiront à 22 h 30 et les derniers, à 0 h 30.

« Aucun voyage débuté ne sera interrompu, et ce, jusqu’à ce que le chauffeur ou la chauffeuse arrive à la fin de son trajet. Le samedi 27 novembre 2021, aucun service d’autobus ne sera offert à la population », statue par ailleurs le Tribunal, en indiquant que le syndicat « s’est engagé à fournir le personnel nécessaire pour faire face à une situation exceptionnelle et urgente non prévue à la présente entente, qui mettrait en cause la santé ou la sécurité de la population ».

Le TAT rappelle aux deux parties « qu’en cas de difficulté de mise en application des services essentiels, elles doivent communiquer ensemble rapidement afin de tenter de trouver une solution », à défaut de quoi elles devront solliciter son aide « dans les plus brefs délais afin qu’il puisse leur fournir l’aide nécessaire ».

Bref rappel des faits

Plus tôt, lundi soir, la STL avait déposé une demande d’ordonnance de sauvegarde contre son Syndicat des chauffeurs de la STL auprès du Tribunal. La demande de décision temporaire du tribunal était motivée par des moyens de pression des syndiqués jugés illégaux par l’employeur.

La société de transport affirme en effet que ces gestes ont entraîné un nombre anormalement élevé de retards au cours de la journée de jeudi dernier, le 18 novembre, au point de causer un important préjudice à sa clientèle quotidienne.

Selon l’employeur, des ralentissements volontaires du service ont causé des retards sur au moins 250 voyages durant la journée. Il prétend que ces moyens de pression ont été une nuisance directe aux efforts de relance des transports collectifs visant à convaincre la clientèle de leur efficacité.

La journée de grève des chauffeurs d’autobus qui devait avoir lieu le 15 novembre a été annulée, mais la section locale du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ, a déjà annoncé que deux autres journées de grève doivent avoir lieu les 26 et 27 novembre, vendredi et samedi prochains, dans l’objectif d’avoir « un impact sur l’achalandage dans les magasins au cours du Vendredi fou ».

Dans ce dossier, le litige porte sur le maintien des circuits d’autobus lorsque la demande n’est pas suffisante, les horaires et les salaires. La STL affirme que l’offre globale déposée auprès du Syndicat est équitable et comparable à celle convenue avec les autres unités syndicales dans l’entreprise.

Avec La Presse Canadienne