(Longueuil) Une nouvelle phase de déconstruction de l’ancien pont Champlain qui a relié Montréal et la Rive-Sud pendant 57 ans s’amorcera dans les prochaines semaines : le retrait des piles du pont et des semelles situées sous l’eau.

La Presse Canadienne

La société Les ponts Jacques Cartier et Champlain (PJCCI) explique que cette opération nécessitera une nouvelle méthode de déconstruction. Elle sera effectuée à l’aide d’excavatrices spécialisées mobilisées sur des barges d’une dimension de 210 pieds par 144 pieds qui serviront de surface de travail pour évacuer les débris de béton vers le quai de la jetée de L’Île-des-Sœurs, du côté de Montréal.

Les piles de la vieille structure seront déconstruites du haut vers le bas par percussion à l’aide de marteaux hydrauliques installés sur les excavatrices. Durant les travaux, les barges de travail seront regroupées afin que les débris de déconstruction soient récupérés sans impact pour l’environnement et, par la suite, revalorisés dans le processus de recyclage des matériaux.

Pour le retrait des semelles, deux barges permettront d’abord de les confiner. Par la suite, des excavatrices équipées de système de positionnement GPS procéderont à l’extraction des semelles sous le fleuve Saint-Laurent, jusqu’au niveau du fond marin.

L’opération sera ensuite répétée pour les 34 semelles du Grand bassin La Prairie.

Une fois la déconstruction terminée, les espaces vides laissés par les semelles au niveau du fond marin seront reconstitués par un remblai de pierre.

Quant aux travées du pont Champlain d’origine, leur retrait a débuté il y a quelque temps. À la fin du mois dernier, PJCCI annonçait qu’une dizaine avaient déjà été enlevées grâce à une mégabarge-catamaran construite sur mesure capable de supporter jusqu’à 4800 tonnes.

Le pont Champlain d’origine a été mis hors service le 28 juin 2019, 57 ans après son inauguration.

À l’été 2020, Ponts Jacques Cartier et Champlain a annoncé que les travaux de sa déconstruction seraient réalisés jusqu’à l’hiver 2024 à l’intérieur d’une enveloppe globale de 400 millions de dollars.