Près de 1000 personnes ont marché dans les rues de Montréal, samedi après-midi, pour exprimer leur opposition aux mesures sanitaires. Les manifestants scandaient « liberté » en déambulant au rythme des tambours et de la musique.

Coralie Laplante
Coralie Laplante La Presse

« Coalition asservir Québec », « Laissez nos enfants respirer » ou « Non à l’intimidation », pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants. Des drapeaux du Québec et des patriotes flottaient au vent.

Pendant que certains marcheurs vendaient des bouteilles d’eau, d’autres proposaient aux manifestants d’acheter des chandails sur lesquels était imprimé « #Librechoix ».

La plupart des participants à l’évènement organisé par le regroupement Québec Debout ne portaient pas de masque. Beaucoup arboraient un carré blanc sur leur chandail, illustrant la « liberté » et la « solidarité », selon des manifestants qui se sont entretenus avec La Presse.

Une enseignante qui manifestait, n’ayant pas voulu être nommée, a dit marcher « pour [son] enfant, pour la Charte des droits [et libertés] ». Elle estimait que les parents « devraient savoir ce qu’on va injecter à leurs enfants » et qu’il ne fallait pas imposer le même remède à tous.

De nombreux manifestants portaient des vestes en cuir à l’effigie du regroupement des Farfadaa, groupe associé au mouvement complotiste. La foule de manifestants était composée tant d’enfants en bas âge que d’adultes et de personnes âgées.

PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE

Certains manifestants ont crié à des passants qui portaient un masque d’« enlever la guenille » qu’ils avaient au visage. 

Le groupe de manifestants s’est arrêté à quelques reprises pendant plusieurs minutes au cours de son trajet. Des personnes criaient des slogans dans des mégaphones, que la foule répétait de plus belle, avant de reprendre son chemin.

Une autre manifestante, qui n’a pas souhaité être nommée, a affirmé ne pas vouloir recevoir le vaccin en raison de sa crainte des effets secondaires puisqu’elle est enceinte. « Ce sont les effets à long terme et la manipulation du débat qui [me] font peur », a-t-elle dit. « Je risque de perdre ma job », a-t-elle évoqué, puisque son lieu de travail s’apprête à exiger deux doses de vaccin.

« Un virus de peur »

Certains manifestants ont crié à des passants qui portaient un masque d’« enlever la guenille » qu’ils avaient au visage. Toutefois, la manifestation s’est déroulée sans débordement.

« Depuis le début, je marche pour l’avenir de mes petits-enfants », a déclaré une autre manifestante, en brandissant une pancarte sur laquelle était inscrit « Liberté, vérité ».

PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE

« Je me souviens de la démocratie » peut-on lire sur l’une des pancartes.

Une participante à la manifestation, qui a requis l’anonymat, a quant à elle affirmé y prendre part, car la COVID-19 n’existerait plus depuis un an, selon elle. « C’est un virus de peur », a-t-elle affirmé à La Presse.

Loïc, qui a voulu taire son nom de famille, prenait part à la marche avec ses parents. « [Les gens] sont supposés avoir la liberté. Avec le gouvernement qu’on a, personne, ici, n’a de liberté », a-t-il lancé, en disant que toutes les décisions des gouvernements étaient imposées à la population.

Une forte présence policière entourait le groupe de manifestants, qui a circulé dans les rues Sainte-Catherine, Berri et Sherbrooke, pour se rendre au parc La Fontaine.

Une fois au parc, des discours ont été prononcés, alors que les manifestants se sont assis sur l’herbe. Nombre d’entre eux y sont demeurés jusqu’en soirée.