Les villes défusionnées de Montréal rejettent complètement l’idée de désarmer certains policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), même pour un projet-pilote, a indiqué mardi leur représentant.

Philippe Teisceira-Lessard Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

Philippe Roy, maire de Mont-Royal, a qualifié la proposition d’« un peu farfelue ». « Les maires des villes liées sont totalement contre cette idée », a-t-il continué.

Dimanche, lors d’un congrès préélectoral, les membres de Projet Montréal - le parti de Valérie Plante - ont adopté une proposition pour « revoir la nécessité que tous les agents du corps policier portent une arme à feu » et de mettre sur pied un projet-pilote en ce sens. La mairesse Plante a défendu cette prise de position, mais a souligné qu’elle n’irait pas de l’avant sans un plan solide.

Mais pour les maires des autres villes de l’île de Montréal, elles aussi patrouillées par le SPVM, l’idée doit être rejetée d’emblée.

« Moi, personnellement, quand j’ai plusieurs milliers de citoyens dans un parc pour une grande fête, je crois que c’est important de savoir qu’il y a des policiers qui sont là et qu’ils ont des armes à feu », a affirmé le maire Roy, qui représente les villes liées à la Commission de la sécurité publique de la Ville de Montréal. « Il peut arriver n’importe quoi, on l’a vu partout dans le monde. »