Devant la demande d’un dédommagement de 6 millions $ par la F1 pour tenir le Grand Prix du Canada sans spectateurs, la mairesse de Montréal a évoqué la possibilité que l’évènement soit annulé cette année.

Philippe Teisceira-Lessard Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

En point de presse à l’issue du congrès de sa formation politique, Valérie Plante a souligné qu’elle tenait davantage au maintien de la course à Montréal à long terme qu’à la tenue de l’édition 2021.

« L’important pour moi, c’est que le Grand Prix de Formule 1 du Canada à Montréal reste ici, a-t-elle dit. Si jamais ce n’était pas possible pour cette année, il faut absolument qu’il soit là l’année prochaine, parce qu’on y tient. »

La Presse a révélé samedi que la F1 menaçait d’annuler l’évènement si les pouvoirs publics ne promettaient pas 6 millions $ pour compenser le promoteur local, qui se paie habituellement avec la billetterie. La santé publique du Québec n’a pas encore pris de décision finale quant à la possibilité d’accueillir des spectateurs, mais la situation sanitaire actuelle laisse planer un sérieux doute sur cette possibilité. Le circuit songerait à tenir la course en Turquie.

« C’est bien sûr une somme importante et en même temps on souhaite que le Grand Prix de Montréal se produise à Montréal », a dit Valérie Plante. « L’argent des contribuables, il faut s’assurer que c’est dépensé de la bonne manière. On est en discussion avec le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral pour voir ce qu’il en est. »