Oubliez le marteau-piqueur : Denis Coderre ne s’engage pas à démanteler l’« autoroute à vélos » de la rue Saint-Denis, ni à rétablir les stationnements sur rue supprimés depuis 2017, s’il prend le pouvoir en novembre prochain.

Publié le 30 mars 2021
Philippe Teisceira-Lessard
Philippe Teisceira-Lessard La Presse

Pour toutes ses attaques contre le bilan de l’administration Plante, M. Coderre temporise lorsqu’il est question de l’avenir des installations cyclables qui sont devenues des symboles du règle de sa successeure à la tête de Montréal.

« On va regarder ça », a-t-il dit concernant le Réseau express vélo (REV), dans sa première entrevue avec La Presse depuis plusieurs mois. « Je vais étudier les choses, je vais demander à nos experts de regarder ça, et on verra en temps et lieu. » Il a livré essentiellement la même réponse concernant les cases de stationnement.

Pour les sept prochains mois, je veux aller devant les Montréalais. Je veux parler aux commerçants, je vais parler aux gens, je vais aller sur le terrain.

Denis Coderre

Dimanche soir, il a éventé à Tout le monde en parle le secret le moins bien gardé en ville : il sera candidat à la mairie de Montréal en novembre 2021.

Denis Coderre compte reprendre les rênes de son ancien parti, devenu Ensemble Montréal après sa défaite de 2017. Il ne sait pas encore s’il devra passer à travers une course à la chefferie ou s’il se fera dérouler le tapis rouge de la formation politique.

Il a promis une « mixité » entre élus actuels de l’opposition et nouveaux candidats. « On va avoir des candidats dans l’ensemble des districts. […] On va avoir le temps de proposer en temps et lieu les gens qui vont se présenter avec nous. »

Il n’a pas voulu confirmer que Christine Fréchette, présidente de la Chambre de commerce de l’Est de Montréal, était pressentie pour être sa candidate à la mairie d’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles.

« Il faut qu’on se parle »

Plutôt que de s’attaquer directement aux installations de béton et de bitume mises en place par l’administration Plante, Denis Coderre préfère s’en prendre au processus et à l’attitude de l’équipe de la mairesse.

À l’époque, avec [l’élu municipal] Aref Salem, on en a fait, des pistes cyclables. On n’est pas contre la mobilité, au contraire. Le problème, c’est qu’on est maintenant en face d’une administration qui braque. On est toujours dans le crois ou meurs, on a toujours l’impression que c’est une gang contre l’autre.

Denis Coderre

« Il faut qu’on se parle, il faut qu’il y ait des vraies consultations publiques. C’est ça, le problème, a-t-il continué. On dit qu’il y a des consultations, mais je pense qu’on galvaude pas mal le terme. »

L’ex-maire a aussi relayé les critiques exprimées par Chantal Rouleau samedi dernier en entrevue avec La Presse : la ministre de la Métropole critiquait durement la mairesse pour le manque de progrès en matière de décontamination de l’Est et de construction de logement social.