Le principal défi du Grand Montréal en matière d’urbanisme est de freiner et d’encadrer l’étalement urbain dans la troisième couronne de la métropole, a plaidé Valérie Plante lundi matin.

Philippe Teisceira-Lessard Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

La mairesse a souligné que le développement des municipalités situées autour de la Communauté urbaine de Montréal (CMM) - comme Saint-Jérôme, Saint-Jean-sur-Richelieu ou Saint-Colomban - échappe aux règles que se donnent les 82 villes situées à l’intérieur de ce territoire, comme Laval, Longueuil, Boisbriand ou Sainte-Julie.

La mairesse a évoqué l’importance de discuter avec les maires de ces municipalités et même la possibilité pour Québec d’appuyer financièrement le territoire agricole afin d’éloigner la tentation du développement immobilier sur des terres productives.

« L’ensemble des municipalités de la CMM est tout à fait disposé à travailler avec les municipalités du pourtour », a-t-elle ajouté. « On a besoin du gouvernement du Québec pour faire partie de la discussion. »

La mairesse s’exprimait dans le cadre d’un webinaire organisé par la CMM pour le 10e anniversaire du Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD).

Ce document donne la ligne directrice que les municipalités du Grand Montréal doivent intégrer dans leurs plans d’urbanisme. Le PMAD prévoit par exemple la conservation d’un grand nombre d’espaces verts et agricoles, ainsi que le développement d’une majorité de nouveaux logements autour du transport en commun.

Lundi matin, la mairesse a affirmé que la construction en série de bungalows est un modèle à éviter. Il faut « s’éloigner de la maison unifamiliale, qui a des coûts majeurs financiers pour les municipalités, mais [aussi] des coûts majeurs pour le territoire. Le développement des infrastructures, c’est horrible pour les terres, et en plus, on tombe avec le transport collectif [difficile à développer] », a-t-elle dit.

« Je continue de penser qu’il faut densifier, qu’il faut trouver des façons de créer des milieux de vie intéressants ou les gens vont trouver leur bonheur », a dit Valérie Plante, prônant « une densité à échelle humaine », pas nécessairement avec des immeubles d’une hauteur très élevée.