La mairesse Valérie Plante a appelé Ottawa à resserrer sa législation sur les armes de poing, mercredi, après une série de fusillades dans le nord-est de Montréal, dont une qui a coûté la vie à une adolescente innocente.

Philippe Teisceira-Lessard Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

Valérie Plante veut voir le gouvernement du Canada prendre le taureau par les cornes et interdire totalement la possession privée de ces armes, comme il l’a fait l’an dernier avec les fusils d’assaut.

« Il doit y avoir un contrôle des armes à feu », a dit la mairesse au cours de la réunion du comité exécutif de mercredi matin. « C’est un fléau en ce moment. Ça n’a pas de sens que ce soit aux villes de légiférer l’une à la suite de l’autre. Les armes se promènent. »

Selon elle, seule une approche nationale permettrait d’encadrer adéquatement ces armes de poing.

La mairesse a indiqué que la situation actuelle dans le nord-est de Montréal n’est pas attribuable à une seule cause, comme une guerre de territoire ou une vendetta. « Ce qui est évident, c’est qu’il y a un nombre accru d’armes illégales entre les mains de plein de gens », a-t-elle dit. « Et ça c’est un problème. » Elle a aussi mentionné le fait que le couvre-feu peut faire en sorte que les crimes se produisent plus tôt en journée - alors que davantage de citoyens innocents sont dans la rue - et que certaines personnes pourraient avoir investi leurs économies de la pandémie dans l’achat d’une arme à feu.

Mme Plante a offert ses condoléances à la famille de Meriem Boundaoui, l’adolescente tuée dimanche à Saint-Léonard, après avoir affirmé que la Ville de Montréal demeurait très sécuritaire.

Une escouade spécialisée dans la lutte au trafic des armes à feu - dont la création a été annoncée avant Noël - devrait être bientôt opérationnelle au sein du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).