(Montréal) Le gouvernement du Canada et la Ville de Montréal investissent près de 86 millions pour réhabiliter 10 kilomètres de berges endommagées par les inondations, dans cinq grands parcs urbains.

Mis à jour le 8 févr. 2021
Isabelle Ducas
Isabelle Ducas La Presse

Le projet utilisera des techniques inspirées du « génie biologique », comme la plantation de végétaux et d’arbustes, pour mieux gérer les impacts de l’érosion.

Les travaux, qui devraient débuter dès 2021, visent cinq grands parcs : Grand parc de l’Ouest (secteurs Cap-Saint-Jacques et Bois-de-l’Île-Bizard), le parc-nature de l’Île-de-la-Visitation, le parc de la Promenade-Bellerive, le parc René-Lévesque et l’ancien port de plaisance de Lachine.

Le gouvernement du Canada investit plus de 34,3 millions dans ce projet, par le biais de son Fonds d’atténuation et d’adaptation en matière de catastrophes, tandis que la Ville de Montréal y consacre 51,5 millions.

« Les changements climatiques augmentent la fréquence des conditions météorologiques extrêmes face auxquelles il faut aider les communautés à devenir plus résilientes », a souligné la ministre fédérale de l’Infrastructure et des Collectivités, Catherine McKenna, au cours d’une conférence de presse, lundi.

La mairesse de Montréal Valérie Plante, aussi présente lors de l’annonce, a donné quelques exemples de dommages aux berges : des murets de soutènement effrités, des sols grugés et des arbres aux racines exposées.

Des solutions écologiques seront retenues pour réparer ces dommages, a-t-elle assuré. « On ne va pas mettre du béton, ce n’est pas ça l’idée, à moins qu’il y en ait déjà qui doive être solidifié », a dit Mme Plante.

« Ce n’est pas tant que ça va réduire les inondations, parce que malheureusement, on n’a pas beaucoup de contrôle là-dessus. C’est surtout pour réhabiliter des rives qui sont très endommagées », a-t-elle précisé.