Les esprits se sont échauffés au conseil municipal de lundi autour de la question du français, la mairesse Plante se disant « dégoûtée » par la « diffamation » de l’Opposition dans ce dossier.

Philippe Teisceira-Lessard Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

La mairesse de Montréal prévoyait faire une déclaration consensuelle sur l’importance de la langue française pour Montréal.

Cette intervention s’est toutefois transformée en foire d’empoigne lorsque la conseillère municipale Chantal Rossi, élue de l’opposition, a tiré à boulets rouges sur le bilan de l’administration Plante en la matière. Elle lui a notamment reproché un discours prononcé en anglais il y a deux ans, avant de suggérer que la mairesse aurait manqué de respect envers la loi 101.

Valérie Plante a réagi avec vigueur à ces attaques.

« Je suis dégoûtée parce ce que je viens d’entendre », a lancé la mairesse, visiblement en colère.

De dire que j’ai fait un appel à ne pas respecter la Charte, c’est de la diffamation. Je n’ai jamais dit ça. Je trouve ça inacceptable […] et tellement inélégant de votre part.

Valérie Plante

« C’est faux et je demande des excuses », a-t-elle ajouté, avant de quitter la salle du conseil, où elle se trouvait. La séance a toutefois été interrompue pour l’heure du souper avant que Mme Rossi puisse réagir.

L’ambiance est mauvaise au conseil municipal depuis le début de l’après-midi, alors que les élus s’interrompent constamment les uns les autres. « Ça ne va pas bien », a d’ailleurs reconnu le leader de la majorité, François Limoges.

Quelques heures plus tôt, l’emblématique première question du chef de l’Opposition à Valérie Plante portait sur les dissensions et les départs au sein de son administration.

La mairesse lui a répondu avec sarcasme, en pouffant de rire : « je ne sais pas si comme moi vous trouvez ça hallucinant que le chef de l’opposition de la métropole du Québec utilise sa dernière question de l’année 2020 pour parler de soi-disant de rumeurs ou de ouï-dire concernant mon parti ».