Un incendie s’est déclaré quelques minutes avant 9 h samedi matin dans une tente du campement de sans-abris sur la rue Notre-Dame, dans l'arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Une tente a été détruite, mais on ne rapporte pas de blessés.

Antoine Trussart Antoine Trussart
La Presse

C’est une bougie mal installée qui serait responsable de l’incendie. « La fille s’est réveillée et la boule de feu était à côté de son visage », rapporte Louis Rouillard, qui habite au campement depuis trois mois.

Les campeurs auraient aussi accumulé trop d’objets dans leur tente, ce qui a contribué à alimenter le feu, selon M. Rouillard. Une bonbonne de propane située à proximité a aussi pris feu, mais n’a pas explosé.

Les pompiers se sont présentés sur les lieux peu après 9 h et ont maitrisé rapidement les flammes qui ont monté jusqu’à deux étages de haut, selon un autre résident qui n’a pas voulu être nommé.

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

Trois autres tentes ont été endommagées dans l’incendie.

« On est passés très proche d’une catastrophe humaine. On a été extrêmement chanceux ce matin », a déclaré Pierre-Lessard Blais, maire de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, en entrevue avec La Presse.

Il s’agit de la troisième intervention des pompiers depuis deux semaines pour maitriser des feux au campement de sans-abris.

« Il faudrait que le département d’incendie donne de l’encadrement technique » aux campeurs plus régulièrement sur les questions de sécurité en lien avec les incendies, selon M. Rouillard.

Sur cette question, des travailleurs sociaux et des pompiers du Service d'incendie de Montréal (SIM) viennent régulièrement sur place, notamment pour parler de prévention et de sécurité incendie, selon M. Lessard-Blais.

M. Lessard-Blais appelle Québec à en faire plus pour aider les sans-abris installés aux abords de la rue Notre-Dame. Il rappelle qu’un refuge a été mis sur pied dans son arrondissement et que des lits sont encore disponibles au refuge créé dans l’Hôtel Place Dupuis.

Vers 10 h, les employés de l’arrondissement étaient déjà l’œuvre pour ramasser les débris calcinés. Ils devraient tous être ramassés d’ici la fin de la journée.

Il n’y a pas d’enquête en cours au Service de police de la ville de Montréal qui considère l’incendie comme étant accidentel, selon son porte-parole Jean-Pierre Brabant.