Même si elle s’est améliorée au cours des dernières années, la qualité de l’air dans l’est de l’île est toujours préoccupante, ce qui incite la Ville de Montréal à installer de nouvelles stations d’échantillonnage, pour mesurer notamment les émissions d’arsenic.

Isabelle Ducas Isabelle Ducas
La Presse

Les deux ou trois nouvelles stations seront mises en place en 2021, grâce à une somme de 650 000 $ ajoutée au budget municipal, en plus de 160 000 $ annuellement pour leur fonctionnement, a annoncé lundi Caroline Bourgeois, responsable de l’Est au comité exécutif de la Ville de Montréal et mairesse de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles.

Le nombre et la localisation des stations seront déterminés en collaboration avec la Direction régionale de santé publique (DRSP) de Montréal, qui travaille sur une mise à jour des données sur la qualité de l’air.

Depuis plusieurs années, la qualité de l’air cause de l’inquiétude dans l’est de l’île, dans le secteur des raffineries et autour de l’affinerie de cuivre CCR, à Montréal-Est.

En juillet dernier, la DRSP faisait état d’une baisse des émanations d’arsenic autour de l’usine CCR, qui a installé un dépoussiéreur et deux stations d’échantillonnage d’air sur son site, à la suite des recommandations de la DRSP. Cependant, les émanations dépassaient tout de même les normes provinciales.

« Les émanations n’ont pas d’impact sur la santé, mais ça crée malgré tout des inquiétudes très légitimes de la part des citoyens », reconnaît Caroline Bourgeois.

Les futures stations d’échantillonnage permettront de déterminer si des émanations d’arsenic peuvent provenir d’autres sources que l’usine CCR, afin de pouvoir agir pour continuer de les réduire, explique Mme Bourgeois.

L’exposition prolongée à de fortes concentrations d’arsenic dans l’air peut causer le cancer du poumon, mais les experts assurent que les niveaux enregistrés dans l’est de Montréal ne sont pas dangereux pour la santé.