Les travailleuses et travailleurs du secteur public en santé et en éducation affiliés à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) ont manifesté samedi après-midi devant le bureau du premier ministre à Montréal. Ils considèrent que les négociations pour une nouvelle convention collective n’avancent pas et pressent le gouvernement Legault d’agir.

Mayssa Ferah Mayssa Ferah
La Presse

Déguisés en diables, en licornes ou en Télétubbies, ils étaient plus d’une soixantaine à manifester dès 15 h 30.

« On vient lui [le gouvernement] passer le message qu’on veut être reconnus. La reconnaissance ça passe par des conventions collectives négociées. On est prêts à régler rapidement mais pas à n’importe quel prix », a clamé Daniel Boyer, président de la FTQ, à la foule.

Les travailleurs de l’éducation et de la santé présents à l’évènement se disent à bout et ont uni leur voix pour dénoncer leurs conditions de travail.

« Venez voir comment ça se passe sur le terrain », s’est écriée Sylvie Nelson, présidente du SQEES 298, en s’adressant au gouvernement.

Patricia Langevin, éducatrice en service de garde, déplore le manque d’écoute et de dialogue. Elle n’a pas digéré l’ajout de trois journées pédagogiques au calendrier et considère que le gouvernement est déconnecté de la réalité. « J’ai sept bulles à gérer. Je dois m’assurer que les enfants respectent les consignes. Je suis épuisée et je peux difficilement avoir un sentiment d’épanouissement dans mon travail. »