La mairesse Valérie Plante n’écarte aucune solution, notamment des réquisitions d’hôtels, pour loger les sans-abris de Montréal alors que l’hiver approche à grands pas.

Philippe Teisceira-Lessard Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

Pressée de dévoiler son plan pour solutionner la pénurie criante de places dans les refuges, la mairesse a promis d’utiliser les pouvoirs que lui donne l’état d’urgence - renouvelé depuis plusieurs mois - afin de trouver un toit aux itinérants.

« De la même façon qu’on a utilisé tous nos pouvoirs lors de la première vague, nous en ferons tout autant [cette fois-ci], a dit Mme Plante, lundi après-midi, au conseil municipal. Je vous rappelle qu’on avait réquisitionné - entre autres - des hôtels. Tout est sur la table en ce moment. »

La mairesse était questionnée par Lionel Perez, le chef de l’opposition à l’hôtel de ville, qui s’inquiétait de la situation. « La Ville, à date, ne semble pas avoir de réel plan », a-t-il déploré.

Les places en refuge ont diminué depuis le début de la pandémie, parce que ces établissements veulent faire respecter la distanciation sociale entre leurs murs. Par ailleurs, le nombre de Montréalais sans domicile fixe a augmenté de façon importante, notamment parce que des centaines de personnes qui vivotaient d’un divan à l’autre ne sont plus les bienvenus au domicile de leurs proches ou de leurs amis.

Cette situation s’est cristallisée sur le bord de la rue Notre-Dame Est, dans Hochelaga-Maisonneuve, où des dizaines de tentes ont été érigées cet été et continuent à accueillir des personnes vulnérables.

« Force est d’admettre que les besoins ont augmenté, a dit la mairesse. Alors on est en train de revoir l’offre à la hausse. »

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Des dizaines de tentes ont été érigées cet été sur le bord de la rue Notre-Dame Est, dans Hochelaga-Maisonneuve.