La mairesse de Montréal, Valérie Plante, se plaint que les micros ne soient tendus qu’aux opposants aux travaux du Réseau express vélo, rue Saint-Denis.

Louise Leduc
Louise Leduc La Presse

« Il y a désinformation », a-t-elle dit, se plaignant que soit véhiculé qu’il n’y aurait plus d’endroits où se garer ou que le projet aurait été lancé sans avertissement et sans consultation.

« C’était dans ma plate-forme électorale en 2017 », a-t-elle dit.

« Ça fait 10 ans qu’on ne fait rien et la rue Saint-Denis ne va pas bien », a-t-elle souligné, relevant qu’à son avis, c’est le statu quo qui tue la vitalité commerciale de cette artère.

La mairesse Plante a cependant relevé que l’appel au boycottage lancé contre des commerçants opposés au projet n’était pas la solution.

Pour la mairesse, la piétonnisation de l’avenue du Mont-Royal est un succès et cela devrait rassurer les gens.

Elle a précisé que les commerçants affectés par la COVID-19 ont été largement aidés, « non pas avec des prêts, mais avec des subventions » et qu’elle reste sensible à leurs besoins.

Les travaux sur la rue Saint-Denis - où il y a eu de grands chantiers en 2015-2016 - devraient durer 45 jours.

La mairesse a rappelé qu’un demi-million de manifestants ont réclamé des changements pour la planète il y a un an et que ce projet va dans ce sens.

Pour la rue Saint-Denis, donc, Mme Plante persiste et signe. « J’assume complètement cette décision. »

Elle a par contre confirmé que les pistes cyclables temporaires comme celle de l’avenue Christophe-Colomb seront, elles, démantelées comme prévu.