Un travailleur autonome montréalais affirme être derrière une campagne de publicité critiquant la mairesse Valérie Plante sur les réseaux sociaux.

Philippe Teisceira-Lessard Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

La campagne de communication, sous le thème « Réunifier Montréal », a piqué la curiosité de plusieurs internautes depuis mercredi. Elles laissent entendre que ses auteurs voudraient prendre la mairie en 2021.

CAPTURE D’ÉCRAN TIRÉE DE FACEBOOK

Nicolas Poirier, un spécialiste de l’achat de publicités virtuelles, est le visage public du groupe. Il refuse de dire qui est derrière lui ou même combien de personnes le sont, mais il jure qu’il n’est pas seul dans l’aventure.

« On est quelques personnes à considérer qu’il est temps de faire émerger une opposition à Mme Plante et que c’était un bon moyen de le faire », a dit M. Poirier.

L’homme dénonce le bilan de l’administration Plante au chapitre de la gestion des chantiers de voirie. Il déplore aussi que Projet Montréal ait renié sa promesse de ne pas hausser les taxes municipales en début de mandat.

M.  Poirier dit avoir engagé « en dessous de la vingtaine de dollars » dans cette campagne de publicité. Il a toutefois visé des individus qui baignent dans les relations publiques afin de favoriser son impact.

La volonté de Nicolas Poirier et de son possible groupe est de tester l’humeur des Montréalais et de voir si certains citoyens veulent se joindre à eux, a-t-il expliqué. « Il est tout à fait possible » que le projet tombe à l’eau s’il ne recueille pas beaucoup d’appuis, reconnaît-il.

L’Opposition officielle à l’hôtel de ville a indiqué n’avoir rien à voir avec cette initiative.

Le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) a refusé de commenter le cas précis de « Réunifier Montréal », mais a précisé que les interventions politiques effectuées en dehors d’une campagne électorale par une organisation qui n’est pas un parti politique ne tombent pas sous sa responsabilité.