Des organismes jugés non-conformes par la vérificatrice générale de Montréal pour n’avoir pas transmis d’états financiers audités contestent ces conclusions, mais la vérificatrice générale persiste et signe.

Kathleen Lévesque Kathleen Lévesque
La Presse

Dans son plus récent rapport annuel publié lundi, la vérificatrice générale de Montréal rappelle que tous les organismes bénéficiant d’une subvention d’au moins 100 000 $, doivent transmettre des états financiers audités à la Ville. Il s’agit d’une obligation en vertu de la Loi sur les cités et villes.

En 2018, 10 organismes n’ont pas respecté cette exigence. Deux d’entre eux ont contacté mardi la vérificatrice générale en se voyant pointés dans son rapport. Il s’agit de Îlot 84 et Village de Noël de Montréal. Ils ont reçu respectivement 109 000 $ et 121 000 $.

Dans un bref communiqué émis mardi, la vérificatrice générale de Montréal indique que l’analyse effectuée par ses équipes se fait toujours « en fonction de l’enregistrement aux livres de la Ville et non de l’organisme ». Cette situation s’applique à l’organisme Îlot 84, indique-t-on.

Le directeur de la programmation chez Îlot 84, Philippe Pelletier, affirme qu’il s’agit toutefois d’une erreur « qui porte atteinte à la réputation de l’organisme ». « Dans les faits, on a reçu 79 000 $ en 2018 et 30 000 $ en 2019 puisqu’on a reporté un projet », a expliqué M. Pelletier à La Presse.

Selon lui, « tous les intervenants à la Ville » étaient au courant de la situation. « Nous avons produit et remis une mission d’examen, qui est suffisante et officiellement acceptée par les institutions pour les montants en bas de 100 000 $. Nous n’avons jamais reçu d’avis de non-conformité de notre dossier de la part de la Ville de Montréal », a précisé par courriel M. Pelletier.

Par ailleurs, l’organisme Village de Noël de Montréal a bel et bien reçu une subvention de 121 000 $ en 2018, selon la vérificatrice générale. Toutefois, l’exercice financier de l’organisme se termine le 28 février alors que celui de Montréal se termine le 31 décembre. C’est ce qui explique « l’écart », indique le communiqué de la vérificatrice générale.