Le service de train de banlieue de la ligne exo4 a repris du service vendredi après-midi, avec un départ de Montréal vers la Rive-Sud à 15 h 55. Le service alternatif d’autobus était maintenu en parallèle pour la journée.

Émilie Bilodeau
Émilie Bilodeau La Presse
Janie Gosselin
Janie Gosselin La Presse

«Je suis tellement contente, ça fait ma semaine», a réagi Paula Marchiori en sortant du train vendredi.

La mère de 33 ans trouvait le service de navette par autobus – mis à la disposition des usagers depuis la mise en place d'une barricade à Kahnawake le 10 février – «très bon», mais a trouvé cela difficile. «Il a fallu que je change d'horaire, que je commence plus tôt et pour mon fils, ça a complètement changé la routine», a dit la femme de Saint-Constant.

Le train de banlieue entre Candiac et Montréal était paralysé en raison d'un campement érigé en soutien aux chefs héréditaires de Wet’suwet’en. Cette communauté de la Colombie-Britannique se bat contre le tracé du projet de pipeline Coastal GasLink qui doit passer par leur territoire autochtone.

Un ingénieur de 33 ans, qui préférait garder l'anonymat, s'est lui aussi dit «soulagé» par la fin de la barricade, alors qu'il descendait d'un autobus qui continuait à faire la navette en fin d'après-midi. «Je ne suis pas d'accord avec le fait qu'ils ont bloqué un moyen de transport en commun pour dénoncer un pipeline, a-t-il dit. Ça n'a aucun bon sens. Si ç'avait été le pont, j'aurais plus compris.»

Ces quelques semaines de trajets en autobus n'ont pas été si difficiles, a pour sa part dit Rob Eckert. «Le dernier bus partait plus tard que le dernier train, a souligné l'homme de 41 ans. Je pensais que je serais plus déçu de l'absence de train, mais ce n'était pas si mal.»

Jeudi, les manifestants mohawks ont annoncé qu’ils déplaçaient leur campement du chemin de fer vers un espace vert au sud du pont Mercier. Exo attendait l’autorisation du Canadien Pacifique pour faire rouler ses trains à nouveau.