Dans la foulée des importantes inondations printanières des dernières années, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) lance un projet-pilote d’analyse du risque devant permettre une meilleure planification de l’aménagement en zone inondable.

Kathleen Lévesque
Kathleen Lévesque La Presse

Il s’agit d’une nouvelle approche que la CMM entend adopter à l’instar de ce qui se fait déjà notamment en France. Le projet-pilote consistera à faire une caractérisation du risque d’inondation à partir de données fournies par les municipalités. L’équipe s’emploiera à recenser, analyser et représenter les informations sur une carte.

Le projet-pilote, qui se déroulera jusqu’en décembre prochain, cible la MRC de Deux-Montagnes. En 2017 et 2019, ce secteur a été sévèrement touché par la crue du printemps.

« Les changements climatiques font désormais partie de notre réalité et il est grand temps de changer nos méthodes afin que nous soyons en mesure d’y faire face à long terme », a indiqué par voie de communiqué le maire de Deux-Montagnes, Denis Martin.

Une équipe multidisciplinaire s’est mise en place impliquant les ministères de la Sécurité publique, de l’Environnement et des Affaires municipales, l’Université de Montréal, le consortium Ouranos, l’organisme de bassin versant local (COBAMIL), le CEREMA et sept municipalités. Cette collaboration vise à mettre en place un outil concret de gestion des risques d’inondations sur tout le territoire de la CMM.

À Montréal seulement, les coûts engendrés par les inondations exceptionnelles du printemps dernier se sont élevés à plus de 17 millions, soit plus du double de la facture d’il y a deux ans. Au moment du dépôt de son rapport au conseil municipal montréalais, le Service de sécurité incendie (SIM) avait souligné que les mesures préventives mises rapidement de l’avant avaient nécessité des investissements plus importants.