L’administration Plante envisage encore la possibilité d’introduire la circulation à sens unique sur une portion dans l’axe de la voie Camillien-Houde, sur le mont Royal. À quelques heures de la fin du dernier conseil municipal de l’année, l’opposition officielle à la Ville de Montréal a dénoncé une décision en catimini du parti Projet Montréal.

Sara Champagne Sara Champagne
La Presse

Le 7 novembre dernier, le comité exécutif de la mairesse Valérie Plante a approuvé une dépense de près de 23 000 $ pour une étude de faisabilité à la firme Intervia. L’entreprise montréalaise spécialisée dans le domaine de la mobilité urbaine a reçu le mandat spécifique d’étudier la possibilité de la « mise à sens unique » de la voie Camillien-Houde.

L’opposition officielle fait remarquer que l’existence de cette étude d’impact n’est mentionnée à nulle part dans le budget 2020. Un exercice budgétaire marqué par une hausse fulgurante des dépenses de 8,1 %.  

« Encore une fois, l’administration Plante démontre à quel point elle ne fait qu’à sa tête, sur une base idéologique, plutôt qu’à l’écoute des Montréalais et Montréalaises, a affirmé Lionel Perez, du parti Ensemble Montréal. Le mont Royal est un joyau, c’est un bijou. On veut notre chemin de plaisance. Mais on va continuer à s’assurer de l’imputabilité de l’administration Plante. »

Au cabinet de la mairesse, l’attachée de presse, Geneviève Jutras, explique que le contrat fait justement suite à une proposition de l’opposition dans un mémoire déposé auprès de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM). Ensemble Montréal faisait, en fait, référence à la section entre le belvédère Camillien-Houde et la Maison Smith.

À l’heure actuelle, il est trop tôt pour tirer quelconque conclusion sur l’avenir du chemin Camillien-Houde, précise Mme Jutras. La vision sera présentée au printemps prochain.

« Nos équipes réalisent actuellement plusieurs études de circulation et d’accès à la montagne en vue de sa transformation en chemin de parc, tel que recommandé par l’OCPM. Ces études visent à effectuer un diagnostic complet de l’accessibilité à la montagne, qu’il s’agisse de l’accessibilité à pied, à vélo, ou via les campus universitaires et le cimetière. »

Dans un rapport, l’OCPM a déjà conclu être incapable de qualifier de « réussite » un projet-pilote visant à tester le retrait de la circulation de transit sur la voie Camillien-Houde. L’Office reconnaissait une réduction importante du transit automobile sur le chemin emblématique de la montagne, mais critiquait l’absence de mesures pour favoriser le transport actif et collectif.