La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a réitéré sa confiance envers le président du comité exécutif Benoît Dorais, arrêté par la police alors qu’il roulait à 171 km/h sur l’autoroute, le printemps dernier.  

Isabelle Ducas Isabelle Ducas
La Presse

« M. Dorais n’a pas tenté de se défiler quand il a été intercepté, il n’a pas tenté de dire au policier “c’est moi ton boss, tu travailles pour moi”. Il a accepté la contravention et reconnu son comportement inacceptable », a souligné la mairesse, qui prenait pour la première fois publiquement la défense de son bras droit, quand elle a été questionnée à ce sujet lors de la séance du conseil municipal, cet après-midi.

La boutade de Mme Plante semblait vouloir rappeler un incident impliquant son prédécesseur, Denis Coderre, en 2012 : alors qu’il était encore député fédéral, mais se préparait à briguer le poste de maire, M. Coderre aurait averti une policière qui lui remettait une contravention de 444 $ qu’il était « son futur boss ».  

Après que le chroniqueur de La Presse Patrick Lagacé eut posé des questions au sujet de cet incident, en 2014, l’affaire a été évoquée lors de la commission Chamberland, sur la protection des sources journalistiques, en 2017.

L’opposition avait alors dénoncé une « tentative d’intimidation » de la part de Denis Coderre, qui a nié avoir tenu de tels propos.  

« Le geste de M. Dorais était répréhensible, mais je pense qu’il a appris sa leçon », a souligné Valérie Plante.

Selon le conseiller municipal de l’opposition Dominic Perri, M. Dorais devrait démissionner puisqu’il n’a plus la crédibilité nécessaire pour parler de sécurité routière. Il a rappelé que le président du comité exécutif a été arrêté neuf fois pour excès de vitesse depuis 1995.

Lorsque l’information au sujet de sa dernière infraction s’est retrouvée dans les médias, le mois dernier, Benoît Dorais avait fait son mea culpa et promis d’être plus prudent.